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Savills acquiert « le plus grand cabinet indépendant de conseil immobilier espagnol et portugais »

ActualitésBureaux

le 11 Jan 2018

Info immoweek

Savills a finalisé l’acquisition de 100 % d’Aguirre Newman SA, « le plus grand cabinet indépendant de conseil immobilier espagnol et portugais ». Le montant du rachat, qui s’élève à 67 millions d’euros, « sera payé par versements échelonnés sur cinq ans à compter de la finalisation ».

La nouvelle société opèrera en Espagne et au Portugal sous le nom de Savills Aguirre Newman. Zaphir, branche d’activité d’Aguirre Newman consacrée au placement immobilier et à la gestion d’actifs, fera ainsi partie de Savills Investment Management.

Fondée par Santiago Aguirre et Stephen Newman en 1988, Aguirre Newman, qui emploie plus de 400 personnes, dispose d’un siège à Madrid et d’antennes à Barcelone, Malaga, Lisbonne et Porto. Le chiffre d’affaires brut de l’exercice clos le 31 décembre 2016 s’élevait à 69 millions d’euros. La société propose des services d’investissement, de gestion, d’architecture, de conseil, d’expertise, d’urbanisme, de financement d’entreprise et de gestion d’actifs. Ainsi, Aguirre Newman « jouit d’une vaste expérience dans le conseil aux opérateurs du secteur financier et des fonds de placement communs et internationaux, avec des projets d’investissement immobilier évalués à plus de 5 milliards d’euros ».

A l’origine, la firme était déjà associée à Savills en Espagne à la fin des années 1980. L’acquisition d’Aguirre Newman, associée à l’activité espagnole existante de Savills, qui emploie 70 personnes dans ses bureaux de Madrid et Barcelone, « permettra à la société d’occuper une position de leader en Espagne et au Portugal qui constituera une excellente plate-forme de croissance. L’acquisition s’inscrit également dans le cadre de la stratégie continue de Savills de développer son activité sur les principaux marchés européens »…

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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