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Sofidy : 521 millions d’euros investis en immobilier en 2017

ActualitésFinance & Bourse

le 15 Fév 2018

Dans son bilan annuel, Sofidy annonce avoir franchi, en 2017, les 4,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion pour le compte de ses clients particuliers et investisseurs institutionnels.

La société de gestion d’épargne détaille des faits marquants pour chacun de ses véhicules :

  • la SCPI Immorente affiche un taux de distribution (TDVM) de +4,73 % et une augmentation du prix moyen acquéreur de sa part de 0,92 % ;
  • la SCPI Efimmo 1 affiche un taux de distribution (TDVM) de +4,88 %, en hausse par rapport à 2016, « à la faveur d’éléments de reprise économique venant conforter la stratégie sélective d’acquisition orientée sur l’immobilier tertiaire de bureaux à Paris et en première couronne Ouest » ;
  • la société civile Sofidy Convictions Immobilières, disponible dans de nombreux contrats d’assurance-vie, affiche une performance de +4,32 %, pour un niveau faible de volatilité de l’ordre de 0,9 % et
  • le FCP Sofidy Sélection 1, OPCVM de foncières cotées européennes, affiche une performance de +17,5 % pour la part I et de +53 % depuis l’origine. « Trois ans après sa création, [ce véhicule] est devenu le premier FCP immobilier de sa catégorie sur trois ans et a décroché 5 étoiles Morningstar » précise Sofidy, qui ajoute que le fonds totalise près de 50 millions d’euros d’encours sous gestion.

La collecte brute globale « a été volontairement limitée par Sofidy à 478 millions d’euros, en hausse contenue de + 1,5 % par rapport à l’année 2016. Sur le montant de cette collecte, 417 millions d’euros ont été réalisés sur ses principales SCPI et 61 millions d’euros sur ses autres fonds d’épargne immobilière (OPCVM immobilier, société civile investie en immobilier indirect, OPPCI professionnel, gestion sous mandat…).

En 2017, le flux des transactions immobilières s’est établi à 589 millions d’euros. Les investissements immobiliers ont atteint 521 millions d’euros, investis pour plus de la moitié en Allemagne et aux Pays-Bas. « La collecte a donc été pleinement investie avec un recours modéré à l’effet de levier du crédit afin de faire bénéficier aux épargnants de la faiblesse des taux de financement. Le programme d’acquisitions s’est porté sur 89 actifs répartis en France et en Europe » précise Sofidy.

Dans ses perspectives, la société de gestion « continuera, en 2018, à poursuivre sa stratégie de diversification paneuropéenne, toutes classes d’actifs confondues (immobilier d’entreprise, commerces, bureaux, tourisme, loisirs, hôtels, foncières cotées, club deal…), en s’appuyant modérément sur les taux de financements qui devraient demeurer encore attractifs ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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