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Voici les premiers lauréats de l’appel à projets « Immeubles à vivre en bois » lancé par Adivbois

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le 12 Sep 2017

Adivbois a annoncé les lauréats des premiers sites de l’appel à projets « Immeubles à vivre en bois », qui concernait 24 sites en France, dont 4 à Paris.

Ainsi, à Paris Rive Gauche (13ème), le lauréat est le projet Wood’up, porté par REI en partenariat avec la Compagnie de Phalsbourg et l’agence d’architecture LAN. Il s’agit d’un immeuble de 17 niveaux avec une façade bois apparente « encapsulée de verre ».

Second projet lauréat à Paris, celui de la RIVP, porte de Vanves (14ème), qui développera une résidence d’hébergement temporaire en bois à destination de jeunes, notamment des jeunes travailleurs. Le groupement, porté par Arbonis avec l’agence d’architecture AAVP, installera son projet sur un site localisé sur la dalle au-dessus du boulevard périphérique. Ce projet est conçu sous forme de modules 3D en bois entièrement fabriqués en atelier, « réduisant au maximum les nuisances de chantier et mettant en valeur le bois aussi bien en structure qu’en façade ».
Le lauréat de Paris Habitat sera dévoilé très prochainement. Quant au projet d’ICF Habitat – La Sablière, près de Gare de Lyon, les propositions des candidats seront remises en octobre.

La construction bois transforme radicalement le secteur du bâtiment à Paris avec moins d'empreinte carbone et moins de déchets

Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris en charge de l'Urbanisme, de l’Architecture, des Projets du Grand Paris, du Développement économique et de l’Attractivité.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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