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Cushman & Wakefield analyse le marché tertiaire de Lyon

DossiersBureaux

le 22 Sep 2017

Cushman & Wakefield analyse l’immobilier tertiaire à Lyon au premier semestre 2017 : 109 300 m2 de bureaux ont été commercialisés, soit une demande placée en repli de 20 % sur un an, en dessous de la moyenne décennale du premier semestre.

Le volume de surfaces tertiaires disponibles immédiatement ou à six mois est ainsi passé de 413 000 m2 fin 2016 à moins de 399 000 m2 mi-2017, en repli de 3 %. Les livraisons de bureaux s’élèvent à 125 000 m2 achevés dès le premier semestre, à comparer avec les 110 000 m2 construits sur toute l’année 2016 ; 55 % de ces bureaux neufs ou restructurés avaient fait l’objet d’une pré commercialisation. Près de 85 000 m2 de bureaux disponibles sont aujourd’hui en chantier dans l’agglomération lyonnaise, un tiers de moins qu’à fin 2016.

La demande placée en locaux d’activités totalise, pour sa part, déjà 215 000 m2, à comparer aux 145 000 m2 placés au premier semestre 2016. 17 transactions ont été bouclées pour des surfaces supérieures à 3 000 m2, autant que sur toute l’année 2016. Le marché lyonnais totalise près de 550 000 m2 de locaux d’activités disponibles immédiatement et à six mois, un volume en forte contraction (-16 %) depuis fin 2016. Le stock de seconde main pèse encore lourdement (450 000 m2 ; 80 % de l’offre globale), d’autant que les solutions immobilières dans le neuf se replient graduellement depuis 2015.

La demande placée d’entrepôts logistiques a totalisé, de son côté, 125 000 m2, un volume deux fois inférieur à celui de mi-2016. L’offre immédiate d’entrepôts en région lyonnaise (324 000 m2) s’est nettement alourdie (+40 %) au cours du 2ème trimestre 2017. Ce rebond met un terme à la tendance baissière enregistrée depuis 2010 et contredite seulement en 2015. L’offre de première main immédiatement disponible, très étroite (à peine 5% des disponibilités totales), contraint les utilisateurs à se projeter à plus long terme dans le cadre de clés-en-main ou de comptes propres. « Le marché d’immobilier d’entreprise de Lyon reste une cible de choix pour les investisseurs. Sa dynamique globalement bonne affichée au 1er semestre va continuer à créer un climat de confiance propice à l’augmentation des volumes investis. Après une performance plutôt moyenne en 2016 (834 millions d’euros), un peu plus de 440 millions d’euros ont été investis depuis le début de l’année, principalement sur le segment des bureaux » conclut Magali Marton, directrice des études de Cushman & Wakefield.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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