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Exclusif : l’Observatoire de l’offre « Immoweek Tertiaire » – Cushman & Wakefield

DossiersBureaux

le 20 Oct 2017

Dans le cadre de l’Observatoire de l’offre de bureaux en Ile-de-France « Immoweek Tertiaire » – Cushman & Wakefield, voici l’évolution mensuelle des offres supérieures à 1 000 m2 disponibles à moins de six mois en Île- de-France.

« Début octobre 2017, l’offre supérieure à 1 000 m2 augmente en volume à 3 413 100 m2, contre 3 201 300 m2 début juillet 2017, soit une hausse de 7 %, et reste stable en nombre avec 819 offres, contre 818 offres » précise Ludovic Delaisse. Le directeur de l’Agence de Cushman & Wakefield France poursuit : « si la demande placée s’est révélée assez soutenue au cours de la période estivale, pas moins de 20 transactions supérieures à 5 000 m2 ont été enregis- trées, ces dernières ont porté principalement sur des opérations en état futur d’achèvement, donc sans impact sur le stock existant. On relève, toutefois, quelques évolutions plus significatives que d’autres, notamment dans Paris Sud (+22 % en trois mois) avec les livraisons attendues fin 2017/début 2018 des opérations « Magnétik » et « Jour », dans le 14ème arrondissement ou encore « Kadence » et « Air Time » dans le 13ème ».

Et le conseil de poursuivre : « à La Défense, où les prises à bail ont été peu nombreuses depuis le début de l’année, le stock se regarnit du fait de quelques libérations, dont les plus significatives sont « Building B » et « Le Guynemer ». En contre-point de cette tendance haussière, notons la quasi stabilité du stock à six mois dans Paris QCA et Centre Ouest où l’on compte seulement 289 200 m2 disponibles. La bonne tenue des commercialisations consomme le stock immédiat et à court terme plus vite qu’il ne se reconstitue »…

Expertise Pierre_BaromètreMensuel +1 000 m² copie

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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