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Les « 300 » 2018 : place aux femmes et aux jeunes !

DossiersBureaux

le 23 Mar 2018

Les « Pierres d’Or » ont 20 ans et les « 300 » aussi. Comme chaque année, de Patrick Albrand à Philippe Zivkovic, ils sont (presque) tous là, réunis dans le carnet d’adresses le plus exclusif de l’immobilier. C’est également le temps des statistiques, bouleversées à l’heure d’un grand chamboulement, puisque pas moins de 69 professionnels font leur entrée (ou leur retour !) ; près de 22 % de noms n’étaient pas présents l’année dernière ! Mais les résultats ont-ils tant évolué ?

• Premier constat : si l’immobilier demeure très masculin, à 80 %, la part des femmes progresse à un cinquième, contre 18,8 % en 2017 et 17 % en 2016. Une croissance faible, mais une hausse, d’autant plus que 24,6 % des entrants appartiennent à la gent féminine.

• De même, 5 % des « 300 » ont changé d’entreprise entre 2017 et 2018, soit 16 professionnels, contre seulement 11 en 2017. Knight Frank, Nexity, Alantra, Sanofi, Chelsfield, Quartus, BNP Paribas REIM France, OFI Pierre, Delcade Avocats & Solicitors, Gecina, Care Promotion, CMS Bureau Francis Lefèvre et WeWork France se partagent les nouveaux arrivants, parfois issus du monde politique en plein renouvellement. Un changement d’entreprise peut-il vous faire entrer dans les « 300 » ? A voir : 8 de ces 16 migrants sont des entrants, soit 11,6 % des nouveaux arrivants.

• Les grands patrons forment un petit contingent-roi, de l’ordre de 6,3 %, tout comme les incontournables, qui forment 9,8 centièmes de l’ensemble. Au total, les grands noms de l’immobilier ne forment que 16,2 % des « 300 ».

• Chamboulement dans la typologie des bancs que les « 300 » ont fréquenté durant leurs études, tout du moins parmi les 93,3 % qui ont bien voulu le préciser. Ces deux dernières années, le trio de tête était assuré, pour les grandes écoles, par HEC, Sciences Po et l’ESTP ; c’est à présent l’Institut de la rue Saint-Guillaume qui prend la tête, avec 10,2%, juste devant l’école de Jouy- en-Josas (9,9 %) ; l’ESTP est loin derrière, à 7,1 % (contre 8,1 % l’année précédente). L’Essec (5,1 %) et l’ISG (3,4 %) complètent le quinté de tête des grandes écoles, l’Espi se trouvant relegué, pour la première fois, en sixième place (3,1 %). Les Ponts et Chaussées sont plus présents (2,7 %), tout comme l’Insead, Polytechnique (2,4 %), l’Ena (2 %) et même de grandes universités telles que Harvard (1 % tout de même), Columbia, Cornell ou le MIT… Du côté de la fac, la Sorbonne est en tête à 7,5 %, suivi par Dauphine (6,5 %) et Assas (3,1 %). Même si les voies classiques confirment leur hégémonie, les parcours des « 300 » deviennent plus diversifiés, apportant un vent de changement…

• Les 22 % qui arrivent dans les « 300 » ont-ils changé la pyramide des âges ? Ils affichent 48 ans de moyenne, unécartd’âgede31à72ansetplusde35%sontde fringuants quinquagénaires, près de 28 % des quadras et 24,1 %, des trentenaires ! Cela suffit-il à tout chambouler ? Non, car beaucoup de nouveaux arrivants sont de « grands pros » avec une carrière déjà confirmée. La moyenne d’âge générale reste de 52 ans (49 ans pour les femmes, 53 ans pour les hommes, en légère baisse), l’écart pour les femmes allant de 27 à 68 ans et celui pour les hommes, de 31 à 77 ans. Cependant, la part des quinquagénaires, qui s’arrogeait encore l’année dernière quasiment la moitié des « 300 », est descendue à 44 %, et le quart du carnet d’adresses est remplie par de fringants « quadras ». Il faut encore ajouter que seuls 86,7 % ont bien voulu indiquer leur nombre de printemps. Il en ressort néanmoins que les « 300 » ont connu un vrai coup de jeune, contrebalancé par le fait que les hommes restent plus longtemps dans la carrière que la gent féminine.

• Les secteurs d’activité continuent à être mieux répartis, avec des changements infimes : le conseil (26 %) et l’investissement (24,1 %) continuent d’occuper le haut du classement, mais la promotion arrive désormais troisième à 18 %, grillant la politesse à l’asset, property, facility management (14,3 %). Les foncières, à 11,4 %, ferment la marche. A noter que ces « 300 » voient une entrée infime des architectes, des avocats et des politiques, ainsi que du coworking. Les casquettes sont toujours aussi nombreuses (occasionnant des résultats supérieurs à 100 %), mais la répartition reste la même.

• Et qu’en est-il du palmarès de ces « 300 » aux « Pierres d’Or » ? La part des nommés augmente de 48 à 50,2 % et celle des lauréats, de 25 à 27 %. Ce à quoi il faut ajouter que les nommés à plusieurs reprises voient leur part augmenter de 15 à 30,8 %, tandis que les multi-lauréats passent de 5 à 5,7 % ; ceux primés aux « Trophées Logement & Territoires » à 3,5 %. La tendance à la hausse se vérifie dans les statistiques : 53,8 % des nommés ont été lauréats, 61,4 % des nommés l’ont été à plusieurs reprises, 11,4 % des lauréats l’ont été plusieurs fois. Donc, la « Pierre d’Or » est certes un bon synonyme de chance pour figurer parmi les « 300 », mais c’est surtout la nomination qui est concomitante.

Le « 300-type » reste donc un homme d’âge mur, travaillant dans le conseil et nommé aux « Pierres d’Or ». Sauf qu’à présent, il ne sort pas tant d’une école de commerce que de Sciences Po et il serait plus jeune qu’avant. Quant à l’avenir…

Découvrez ici toutes les statistiques…

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 16/07/2018

Paris sous ses plus beaux atours…

« Paris attend plus de 3 500 banquiers de la City » titrait, la semaine dernière, « Le Figaro » au lendemain d’un dîner de gala organisé par Paris Europlace au cours duquel le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé de nouvelles mesures pour encourager les banquiers internationaux à s’installer dans la Capitale suite au Brexit.

Le lendemain, Paris Ile-de-France Capitale Economique et KPMG rappelaient que « dès mars 2018, à l’occasion de la cinquième édition du Forum Grand Paris », les deux partenaires « révélaient dans leur rapport sur les métropoles mondiales, « Global Cities Investment Monitor », que les investissements internationaux dans le Grand Paris étaient en hausse de 70 % par rapport à 2016, faisant de Paris la 3ème destination la plus attractive du monde sur cette typologie d’investissements ». Surtout, « dans la nouvelle version de cette étude dédiée à l’attractivité des métropoles mondiales, la montée en puissance de Paris et de son image se confirme. 516 dirigeants d’entreprises de 22 pays ont été interrogés et donnent les tendances suivantes : Paris prend la 3ème place des métropoles dans le monde en terme d’image (l’écart avec Londres et New-York se réduit de moitié au cours d’une seule année » !) ; les investisseurs sont de plus en plus favorables à cette destination ; l’attractivité de Paris devrait encore progresser d’ici trois ans et le Brexit s’impose comme un facteur déterminant pour les investisseurs ». Et Christian Nibourel, président de Paris-Ile-de-France Capitale Economique de souligner : « nous entrons vraiment et ce, de manière très concrète, dans un temps nouveau où la marque de Paris, en tant que premier centre d’affaires mondial, se renforce chaque jour »…

Face aux résultats du 1er semestre dans l’immobilier d’entreprise (demande placée, loyers, volume d’investissement en hausse, stock en baisse), nombre de professionnels ne manquent pas de s’interroger sur le haut de cycle, redoutant qu’il soit atteint. Face à l’ensemble de ces informations selon lesquelles Paris ne cessent de renforcer ses atours, il ne semble pas impossible que le marché reste un moment en haut du cycle. Voire continue son ascension… Dans ce contexte, gagner la Coupe du Monde de Football constitue un facteur positif supplémentaire. Et l’on sait l’importance du facteur psychologique dans l’économie…

Portrait

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