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Aneta Klimova (Spaceti) : « d’ici deux ans, l’immobilier verra l’importance du PropTech »

InterviewsGreen & Innovations

le 16 Juil 2018

Avec leur solution de digitalisation des bureaux au service du bien-être, les Tchèques de Spaceti font partie des primés du premier Mipim PropTech Europe et la startup figurait bien en place lors de l’événement. Aneta Klimova, « chief marketing officer » de Spaceti, présente son entreprise aux lecteurs d’Immoweek.

Comment fonctionne Spaceti ?

Notre objectif est de digitaliser des immeubles à travers le monde, en ajoutant de la valeur pour les propriétaires, les facility managers et les occupants, tout en améliorant le bien-être, les coûts en énergie et la productivité. Notre solution consiste en une plate-forme qui regroupe l’analyse des espaces, des déplacements des personnes dans ces espaces, comment elles les utilisent, afin que les propriétaires ou les occupants puissent changer la disposition de l’immeuble d’après nos données ; l’utilisation d’applications mobiles ou d’ordinateurs, permettant de mener l’analyse à l’intérieur des bureaux. A travers notre équipement, le facility manager peut réguler la température, la ventilation, la climatisation… Quoi qu’il arrive dans votre immeuble, vous pouvez demander l’intervention d’un agent d’entretien ou d’un réparateur en prenant une simple photo des dégâts ; un technicien sera envoyé dans les minutes qui suivent. Cette application est pratiquement un GPS à l’intérieur du bâtiment.

Beaucoup d’entreprises proposent ce genre de solution. En quoi la vôtre se distingue-t-elle ?

Spaceti ne se résume pas seulement au contrôle des espaces, mais s’intéresse aux personnes qui les occupent et à leur bien-être, ce qui sera toujours la finalité des facility managers. Les occupants auront, en fin de compte, l’impression qu’ils auront influencé leur propre espace grâce à leur application. La principale différence avec les autres startup est que notre solution peut être implantée en seulement quelques heures ou jours, sans besoin de branchements électriques et grâce à un système de capteurs.

Comment se présentent l’avenir pour Spaceti ?

Nous avons levé plus d’un million d’euros l’année dernière, sachant que notre entreprise a moins de deux ans d’existence. Nous sommes présents dans onze pays, en Europe, au Japon et aux Etats-Unis, avec une quarantaine de clients, dont Cushman & Wakefield, Skoda, Vodafone, Skanska, Zalando… Nous serons davantage présents aux Etats-Unis dès le mois prochain et comptons nous établir davantage en Asie-Pacifique l’année prochaine.

Pensez-vous que le monde de l’immobilier saisit l’importance du PropTech ?

Les technologies sont trop nouvelles et l’immobilier est un milieu très conservateur. Il existe plusieurs sociétés de PropTech, dont l’approche est bonne et nécessaire. D’ici deux ans, j’espère que les grandes sociétés de l’immobilier croiront au potentiel de ces technologies : dans chaque immeuble, il y a la possibilité de déployer ces technologies et chaque startup doit être celle qui gagnera.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

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