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Jean-Baptiste Pracca : « un encours sous gestion de 320 millions d’euros à fin 2017 »

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le 06 Nov 2017

Mata Capital, société de gestion indépendante, qui vise les 320 millions d’euros d’encours sous gestion à fin 2017, a tout d’une grande. Jean-Baptiste Pracca, co-fondateur de la société, en dit plus sur sa stratégie.

Quelques mots tout d’abord sur l’histoire de Mata Capital ?

J’ai fondé Mata Capital avec Laurent Delautre en octobre 2015. Nous avions déjà participé ensemble au lancement de l’activité de Primonial Reim en 2011 (à la direction des investissements) et nous avons eu envie de gagner notre indépendance. Mata Capital regroupera en fin d’année une équipe de plus de 10 professionnels expérimentés et dédiés à la performance des fonds sous gestion afin de générer, pour ses clients, des performances supérieures aux produits concurrents.

Quel positionnement ?

Mata Capital est une société de gestion indépendante, contrôlée par son management et spécialisée dans la gestion de fonds immobiliers pour le compte d’investisseurs institutionnels et de groupes familiaux fortunés. Elle affirme un positionnement unique dans le monde actuel de l’investment management : celui d’une « boutique » très sélective sur ses investissements (seulement 20 opérations concrétisées sur plus de 800 opportunités analysées depuis 2015) et d’une gestion très dynamique de son patrimoine immobilier.

Nous sommes heureux des premiers résultats : cette stratégie payante a généré une distribution annuelle de plus de 6 % depuis deux ans sur notre premier fonds positionné sur l’immobilier de commerce et dédié aux investisseurs institutionnels.

Quelle stratégie et objectifs à court, moyen et long terme ?

Dans un contexte de marché très concurrentiel, nous avons fait le choix de nous concentrer sur une gamme limitée de stratégies d’investissement afin de valoriser le capital de nos clients de façon optimale, via des fonds discrétionnaires, « club-deals » ou mandats dédiés.

Mata Capital investit aujourd’hui selon deux stratégies :

– une stratégie de distribution (long terme), orientée sur l’immobilier de commerce offrant un rendement locatif récurrent,

– une stratégie dite « opportuniste » qui porte sur toutes les classes d’actifs (bureau, commerce, hôtellerie, logement, logistique…) offrant un potentiel de création de valeur significatif à court ou à moyen terme.

Sur cette deuxième stratégie, près de 150 millions d’euros ont été engagés depuis un an dans 3 opérations, dont l’acquisition cet été du groupe Simply Hôtel France (45 hôtels/3266 chambres situés dans les grandes agglomérations françaises). Un repositionnement des enseignes et un programme de rénovation important vont être mis en œuvre d’ici deux ans.

Par ailleurs, nous développons « en blanc » un immeuble de 8 000 m2 à usage de bureaux à Rennes et nous avons récemment acquis un terrain à Paris en vue d’y construire un immeuble de 3 500 m2…

Quels sujets en cours : acquisitions, typologie d’actifs ?

Sur la base de notre pipeline, la société devrait atteindre bientôt une taille critique et concurrencer les « pure players » du commerce avec plus de 100 actifs en portefeuille et un encours sous gestion d’environ 320 millions d’euros fin 2017.

Vous évoquez une stratégie « opportuniste » ? Le résidentiel est-il un sujet pour vous ? Quelles classes d’actifs plus « nouvelles » pourraient être envisagées ?

Le résidentiel, comme les autres classes d’actifs fait partie du savoir-faire de l’équipe de gestion.

Rentable dès sa première année d’existence, Mata Capital n’a aucune pression pour investir et se positionne de façon opportuniste sur l’ensemble des classes d’actifs, sans se concentrer sur une typologie précise qui contraindrait sa capacité à créer de la valeur sur ses différents fonds.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Valérie Garnier

le 19/09/2018

La Défense : 60 ans et toujours sexy !

L’histoire se passe dans un pavillon situé en banlieue parisienne, en l’occurrence Courbevoie. Une ville en plein bouleversements, consécutifs aux travaux d’urbanisme monumentaux qui y sont engagés, tout comme à Puteaux et Nanterre, pour que le futur quartier de La Défense voit le jour.

Les camions, les pelleteuses, les marteaux-piqueurs, les grues et le bruit incessant que forme l’ensemble, dressent le décor du film de Pierre Granier-Deferre, d’après un roman de Georges Simenon, intitulé « Le Chat ». Nous sommes en 1971 et le quartier de La Défense, qui a été inauguré avec l’ouverture du Cnit en septembre 1958, s’apprête à émerger. Courbevoie, Puteaux et Nanterre vivent leurs derniers jours de « petites banlieues parisiennes ».
Après moultes rebondissements, péripéties et crises diverses, La Défense n’a eu de cesse de se développer, de se construire et même se déconstruire !
Pour faire face à l’obsolescence de nombreuses tours, un « Plan de Renouveau de La Défense » est lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l’Epad. Il prévoit la construction de 850 000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 350 000 en démolition-reconstruction ; 100 000 m2 de nouveaux logements et la réalisation de grands équipements.

En 2007, l’EPGD est créé pour gérer et promouvoir le quartier d’affaires. En 2010, l’EPGD change de nom pour devenir Defacto, tandis que l’Epad fusionne avec l’Epasa, aménageur de la Zac Seine-Arche, pour devenir l’Epadesa.

En janvier 2018, Defacto et l’Epadesa décident, à leur tour, de fusionner et la nouvelle structure, en charge de gérer, d’aménager et de promouvoir le quartier se nomme alors Paris La Défense.

Aujourd’hui, Paris La Défense fête ses 60 ans ! Historiquement, il s’agit du premier quartier d’affaires européen ; le quatrième le plus attractif au monde, selon le baromètre d’attractivité EY-ULI 2017 ; un territoire de 564 hectares, dont 31 d’espaces piétons ; 500 entreprises sont implantées, dont 41 % d’origine étrangère ; 75 % de sièges sociaux. La Défense, c’est aussi 3,5 millions de mètres carrés de bureaux dans plus de 70 tours, dont 10 000 m2 d’espaces de coworking ; 180 000 salariés ; 42 000 habitants et 45 000 étudiants. La Défense continue de se moderniser autour de nouvelles gares et développe des infrastructures au service des habitants afin de s’intégrer et répondre aux exigences et aux ambitions du Grand Paris. Bref, La Défense est loin d’avoir achevé son évolution urbaine !

Portrait

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