Chargement

retour Accueil > Bureaux > Interviews > Laurent Castellani et David Sakoun (Groupe Optim)...

Laurent Castellani et David Sakoun (Groupe Optim) : « au plus près des innovations dans l’immobilier »

InterviewsBureaux

le 19 Jan 2018

Laurent Castellani fête sa première année au sein du Groupe Optim qu’il a rejoint en tant que directeur stratégie et développement. Spécialiste de l’AMO et contractant général, le Groupe Optim a effectivement eu une année 2017 chargée : nouvelle offre de service issue des nouvelles technologies, partenariat avec un incubateur de startups, structuration d’une offre dans le domaine de la rénovation lourde… Et souhaite « rester au plus près des innovations » dans l’immobilier. David Sakoun, son président et Laurent Castellani en disent plus…

Comment se présente le Groupe Optim ?

David Sakoun : le Groupe Optim accompagne les utilisateurs et propriétaires dans leurs sujets de restructuration et d’aménagement depuis près de 22 ans et ce, en Ile-de-France et sur l’ensemble du territoire national. Notre expertise est vraiment « bicéphale », issue d’une culture utilisateur, au travers de la conception et du mobilier de bureau dans nos premières années, puis notre volonté a été de nous élargir sur les aspects plus structurels des bâtiments pour répondre aussi aux besoins des propriétaires et à la valorisation de leurs actifs. Nous nous sommes ainsi donné la possibilité d’accompagner tout aussi bien les grands utilisateurs pour leurs dossiers de conception que les propriétaires pour leurs opérations de restructuration lourde, notamment grâce à la présence d’une direction technique assurée, depuis 2009, par Daniel Devez, centralien, ex-directeur immobilier de Chronopost et Ikéa.

Laurent Castellani : nous proposons nos prestations sous plusieurs formes, en nous adaptant à l’organisation et aux objectifs de nos donneurs d’ordres, soit en assistance maîtrise d’ouvrage, soit en contractant général ou macro lots, soit en mise à disposition de compétence. Cette dernière offre connait un fort développement au cours de ces dernières années : nous mettons à disposition des équipes d’experts, détachés chez nos clients ou, de plus en plus souvent, hébergés en nos locaux, pour travailler comme des ressources internes sur de grands projets ponctuels ou des projets de gestion courante. Cette souplesse est, selon nous, indispensable pour répondre au mieux à des projets extrêmement variés et des organisations clients toujours différentes…

Optim1

Aujourd’hui, quelle stratégie de développement ?

Laurent Castellani : nous sommes conscients de l’impact des nouvelles technologies dans nos métiers, tant dans les nouvelles méthodes de travail que dans la structure même des bâtiments et des services qu’ils offrent aux utilisateurs. Pour apporter des réponses à nos clients sur ces sujets et compléter notre offre traditionnelle, nous avons lancé, à l’occasion du dernier Simi, notre nouvelle entité, Optim Digital Worplace (ODW). Celle-ci a pour objectif d’apporter de nouveaux services aux utilisateurs et propriétaires, rendus possible grâce aux nouvelles technologies et pour répondre aux nouvelles méthodes de travail tels que le nomadisme, le « flex office », le travail collaboratif… Offres que nous intégrons dans nos projets de conception et proposons aux directions immobilières et responsables de projets. Les sujets de digitalisation d’espace sont variés et riches. Nous proposons, ainsi, des solutions de gestion des espaces, d' »efficiency », des outils apportant une connectivité totale de tous les utilisateurs, sur tous les sites, des solutions de traitement centralisées de la qualité de l’air dans les espaces, de gestion digitalisée de l’énergie et de la sécurité, des solutions de virtualisation 3D interactives des futurs espaces ou bâtiments… Pour rester au plus près des innovations dans nos métiers de l’immobilier, le Groupe Optim avec ODW a mis en place un partenariat avec Impulse Partners, accélérateur et incubateur de plus de 250 startups dans les domaines de l’immobilier, de la construction et de l’énergie au sein de la Station F. Ce partenariat nous permet non seulement d’intégrer les solutions les plus innovantes dans nos offres et de les proposer à nos clients, mais aussi de présenter, au travers de rencontres régulières, avec Impulse Partners et leurs startups sélectionnées, les nouvelles tendances et solutions pour l’utilisation et l’exploitation des bureaux de demain…

David Sakoun : en marge de nos interventions habituelles pour le compte des utilisateurs et des investisseurs sur le marché des bureaux neufs ou restructurés, nous faisons aussi le constat de l’obsolescence croissante d’une partie du parc francilien et régional. Nous avons, par exemple, organisé et structuré en 2017 une offre dédiée aux projets de rénovation lourde visant les certifications sur différents labels afin de favoriser la régénération de ce tissu tertiaire encore détenu par un grand nombre d’institutionnels et occupés par des utilisateurs très en attente d’améliorations. Nous venons, d’ailleurs, d’être retenus après consultation, par Arc Eiffel Investissement, pour rénover et labelliser un immeuble de 5 000 m2 de bureaux construit il y a 30 ans à Guyancourt.

Optim2

Quelle équipe et quel développement pour cette équipe ?

David Sakoun : le Groupe Optim, c’est aujourd’hui un effectif de 60 collaborateurs ras-semblés au siège, à Ivry-sur-Seine (94), et composé notamment de quatre architectes, huit architectes d’intérieur, cinq ingénieurs, six économistes de la construction, huit directeurs d’opérations chargés du suivi et de la coordination des tra-vaux, un département spécialisé en installation courants forts et faibles, avec le soutien des services financiers, juridiques et administratifs.

La direction commerciale et technique de l’entreprise est assurée par Albert Dadi, Julien Sakoun et Michael Nedjar, associés et dirigeants de l’entreprise, qui se répartissent et suivent l’ensemble de nos clients en Ile-de-France et en régions, assistés par trois chargés d’affaires supplémentaires.

2017 a vu la création d’une direction de la stratégie et du développement, ainsi que celle du département design et conception. C’est d’ailleurs dans ce dernier registre que nous portons nos efforts de recrutement en ce début d’année pour élargir notre offre qui rencontre un gros succès auprès de nos clients utilisateurs et institutionnels. Nous renforçons également notre département économie de la construction qui incarne un de nos avantages concurrentiels forts concernant l’analyse et la pertinence de nos prix. L’autre axe de développement que nous continuerons de soutenir en 2018 porte sur la création de partenariats supplémentaires avec plusieurs jeunes entreprises intervenant dans la sphère du digital workplace.

Quelles réalisations et quels clients ?

David Sakoun : au rang de nos clients réguliers auprès desquels nous intervenons le plus souvent sous la forme de contrats cadres en Ile- de-France et en régions figurent, par exemple, la MGEN, LCL, Aéroports de Paris, Humanis ou encore le CIDF et EDF. L’an passé, nous avons aussi eu l’occasion de travailler pour Invivo, Agfa, Eurofins, Monster, Aecom, Feel Europe, ainsi que pour Patrizia, Arizona, Paref, SMABTP ou encore LFPI et Crédit Agricole Immobilier. Et parmi les opérations récentes, nous pouvons citer la réalisation, pour Chèque Déjeuner, des lots architecturaux de l’actuel siège de Gennevilliers sur 34000m2 ou ceux réalisés pour Siemens sur les 18 000 m2 de « Cap Lendit », à Saint-Denis (93). Nous avons également livré, l’an passé, une opération de restructuration lourde, avec création de surfaces, pour le compte de Forum du Patrimoine sur un hôtel particulier au 54, rue de Monceau (8ème).

Optim3

Quel regard portez-vous sur le marché des bureaux franciliens ?

Laurent Castellani : nous observons ce marché depuis plusieurs dizaines d’années, au plus près de l’évolution des stratégies d’investissement et d’asset management des institutionnels et des choix d’organisation et de comportements des utilisateurs. C’est plus que jamais un marché à plusieurs vitesses, dont le secteur du neuf et du restructuré, les grands corporates et les nouveaux entrants du coworking par exemple, incarnent la modernité et l’exigence de mutation. Une sorte de laboratoire permanent qui tire le marché vers le haut et impacte progressivement l’ensemble des comportements et des choix. Cette partie remarquable et encore marginale du marché ne doit pas faire oublier que la majorité des immeubles occupés par les entreprises est de plus en plus inadaptée. Les métiers d’Optim se situent exactement à la croisée de ces chemins et consiste à imaginer, anticiper, concevoir et réaliser la meilleure solution pour l’utilisateur ou l’investisseur quel que soit l’actif considéré et selon les enjeux.

Nous observons aussi l’impact croissant de nouveaux métiers et ressources connexes à l’immobilier (gestion des espaces, connaissance fine des comportements et des usages, traçabilité, intégration numérique, digitalisation des fonctions, pilotage de l’exploitation…), qui font aujourd’hui partie de l’offre globale que nous soutenons avec nos propres équipes et de nombreux partenaires. Notre offre s’est ouverte à l’ensemble des composantes de la vie d’un immeuble et de la vie dans un immeuble et constitue, aujourd’hui, un maillon déterminant dans cette chaîne de valeur économique et sociale. En intégrant tous ces métiers, nous choisissons d’apporter une réponse spécifique, inventive et adaptée à chacun de nos clients.

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

Chargement