Chargement

retour Accueil > Bureaux > Interviews > Nos questions à Xavier Mahieu (Colliers...

Nos questions à Xavier Mahieu (Colliers International France) : « Nous allons recruter »…

InterviewsBureaux

le 06 Oct 2017

Mi-septembre, Xavier Mahieu a rejoint Colliers International France en tant que directeur général du nouveau pôle agence. Ce professionnel d’expérience, ex-directeur du pôle bureaux Ile-de-France & tenant rep. de CBRE, en dit plus sur ses objectifs…

Pourquoi avoir choisi de rejoindre Colliers ?

Initialement, il y avait une réelle volonté entrepreneuriale qui devait prendre une forme indépendante et qui, par le biais d’une rencontre, s’est orientée vers une démarche plus « intraprenariale ». Le projet d’entreprise et les moyens que le groupe Colliers met en face de ses ambitions ont fini de me convaincre.

Vous avez pris la direction du nouveau pôle agence. Quelle offre et quels sont vos objectifs ?

L’ère du « bras de fer » est révolue ; les récentes évolutions de marché conduisent davantage vers des équilibres et des convergences d’intérêts entre les acteurs. Nous devons nous adapter et souhaitons, avec la création de ce pôle, présenter à nos clients utilisateurs et investisseurs une offre de services complète en matière transactionnelle. Au-delà d’une démarche traditionnelle de commercialisation locative largement éprouvée, nous souhaitons développer une dimension conseil auprès des propriétaires (« landlord advisory ») fondée sur le savoir- faire de Colliers International France tant en matière de « tenant Rep » (conseil aux utilisateurs, ndlr) que de « project management ».

Quelle équipe et quel développement pour cette équipe ?

Nous allons recruter des collaborateurs expérimentés aux compétences pluri- disciplinaires venant de l’ensemble des métiers de l’immobilier d’entreprise. Afin d’être en vitesse de croisière avec une équipe de 10 à 12 personnes d’ici à 2020. En effet, les exigences de nos clients résident, désormais, dans notre capacité à développer un accompagnement global et sur-mesure.

Plus généralement, quelle stratégie de développement ?

La stratégie de développement est axée sur les synergies des compétences entre une équipe « tenant rep » forte de ses succès et de son « track record » ; une équipe investissement en forte croissance et une agence en cours de création, orientée sur les grandes opérations. Nous avons pour objectif minimum de doubler les cinq à six transactions que nous réalisons, en moyenne annuellement, dans le créneaux de surfaces supérieures à 5000m2, pour passer d’une demande placée dans ce même créneau de 100 000 à plus de 200 000 m2 et devenir, ainsi, un acteur incontournable avec plus de 15% de parts de marché. Nous avons, aujourd’hui, des missions en cours avec de grands comptes pour plus de 150 000 m2, qui devraient se finaliser d’ici au 1er semestre 2018…

Un mot sur le marché locatif ?

L’activité est soutenue en grandes surfaces et nous devrions assister à une fin d’année performante en matière de demande placée. La pénurie d’offres neuves de qualité persiste et la dichotomie entre les marchés franciliens s’aggrave. Les valeurs locatives suivent cette tendance avec des marchés en hausse et d’autres en stagnation.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

Chargement