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Frédéric Bôl, réélu président de l’Aspim

ParcoursBureaux

le 13 Juin 2018

Frédéric Bôl, président du directoire de Swiss Life Asset Managers, a été réélu président de l’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM), pour un nouveau mandat de deux ans.

Il sera secondé dans sa mission par un bureau, « organe de direction chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions du conseil d’administration, d’assurer le suivi et le contrôle des actions et de préparer les prises de position de l’association ».

La composition du bureau a été renouvelée par la même occasion et il compte désormais la vice-présidente, Isabelle Rossignol (AEW Ciloger) ; le trésorier, Thierry Gaiffe (Fiducial Gérance) et trois autres membres : Jean-Marc Coly (Amundi Immobilier), Florence Dourdet-Franzoni (Unofi Gestion d’Actifs) et Dominique Paulhac (HSBC REIM).

Lors de cette nomination, Frédéric Bôl a déclaré vouloir poursuivre la feuille de route édictée lors de son premier mandat, à savoir :

  • « le renforcement de la communication de l’association, en tant que représentante d’un secteur professionnel bénéfique à l‘économie et à la société françaises, notamment à travers les outils numériques ;
  • l’internalisation de la fonction de collecte et de traitement des données relatives aux fonds gérés par les adhérents de l’association, l’Aspim comptant, par ailleurs, soutenir la recherche académique appliquée à l’immobilier ;
  • l’intégration des membres associés de l’Aspim, prestataires experts actifs au sein de l’écosystème des adhérents ;
  • la promotion du financement des actifs sociétaux en tant qu’illustration des vertus socio-économiques des fonds représentés par l’Aspim (label ISR des fonds en immobilier, fonds d’épargne logement) ;
  • la création d’un lobbying européen des fonds d’investissement immobilier et
  • le développement d’une prestation de formation adaptée aux besoins des adhérents, notamment dans le domaine de l’innovation dans les techniques de gestion des fonds d’investissement ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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