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Jacques Chanut réélu à la présidence de la FFB

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le 17 Mar 2017

Jacques Chanut président de la Fédération Francaise de Batiment

Jacques Chanut, 52 ans, a été réélu pour un deuxième mandat de trois ans à la présidence de la Fédération Française du Bâtiment (FFB).

« Il n’y a pas d’emploi sans entreprise. Il n’y a pas d’entreprise sans marché. Il n’y a pas de marché sans projet solide et réaliste » a-t-il affirmé à l’issue du dernier conseil d’administration. La priorité de ce deuxième mandat portera, explique-t-il, « sur le développement de l’activité, l’assainissement de la concurrence et l’allègement des contraintes pour les entrepreneurs et les artisans ». Il affirme aussi vouloir poursuivre sur le programme qui était le sien à sa première élection : « lutter contre la fraude au travail détaché en réclamant les contrôles le soir et le week-end sur les chantiers, mais aussi chez les particuliers ; simplifier la vie des entrepreneurs et artisans rendue complexe par un excès de réglementations et de normes comme la pénibilité ; résoudre la fracture territoriale qui fragilise des pans entiers du territoire et leur population ; transformer les transitions numérique et environnementale en opportunités de développement pour les métiers du bâtiment ; relancer l’apprentissage, malmené par huit ans de crise, et valoriser l’excellence pour faire progresser les métiers et les savoir-faire du secteur et imposer un syndicalisme patronal indépendant, sans financement public direct ou indirect ».

Jacques Chanut est président de l’entreprise de gros-œuvre Chanut Bâtiment SAS, à Bourgoin-Jallieu (38), depuis 1996 et de l’entreprise Rainerao, à Voiron (38), depuis 2012.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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