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Philippe Depoux, directeur général de la Compagnie Lebon

ParcoursBureaux

le 05 Sep 2017

Le Conseil d’administration de la Compagnie Lebon, réuni le 4 septembre sous la présidence d’Henri de Pracomtal, a nommé à l’unanimité Philippe Depoux, 55 ans, en qualité de directeur général à compter de ce jour.

Philippe Depoux « va apporter à la Compagnie Lebon son expérience de la direction générale de sociétés cotées, notamment dans le domaine immobilier » précise le groupe.

Diplômé de Sup de Co Rouen (Neoma) et titulaire du DESCAF en 1984, il a commencé sa carrière au sein de directions immobilières d’établissements bancaires, puis a dirigé les équipes de ventes, acquisitions et expertises immobilières de différentes sociétés d’assurance (Gan/Groupama, puis AXA). A partir de 2005, il rejoint des sociétés foncières : directeur général adjoint, puis délégué de la Société Foncière Lyonnaise, président de Generali France Immobilier à partir de 2008, puis directeur général de Generali Real Estate French Branch en 2012. Enfin, de 2013 à 2017, il est directeur général de Gecina.

Il est aussi administrateur de l’IEIF (Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière), de ULI France (Urban Land Institute France) et de l’ONG PUI (Première Urgence Internationale), et siège en tant que personnalité qualifiée à l’Anru Co-Invest.

Il bénéficie également d’un palmarès impressionnant aux « Pierres d’Or » : « Professionnel de l’Année », « Managers » et « Pierre d’Or du Public » en 2016 ; « Investisseurs » en 2012 et il reçu celle des « Programmes » en 2002 pour le « 6-8, boulevard Haussmann » et en 2014 pour « Beaugrenelle ». Il a, par ailleurs, été nommé en 2005 dans la catégorie « Asset, Property, Facility Managers » et en 2015 dans la catégorie « Managers ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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