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Roseline Legrand, directrice de Linkcity Sud-Est

ParcoursTerritoires

le 13 Juin 2018

Roseline Legrand est nommée directrice des agences de Linkcity Sud-Est. Elle « conduira le déploiement de notre activité avec un positionnement au plus près des stratégies de développement des collectivités et de nos clients investisseurs et exploitants, tout en privilégiant, à chaque fois, le sens donné à nos réalisations pour favoriser le lien social et le bien vivre ensemble » indique Linkcity.

Roseline Legrand est ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Paris et ingénieur des Ponts et Chaussées. Après plusieurs postes dans les services déconcentrés du ministère de l’Ecologie, à l’ambassade de France en Chine comme conseillère transport & développement urbain durable et en collectivité territoriale en tant que directrice générale adjointe du Sytral (Syndicat des Transports du Rhône et de l’Agglomération Lyonnaise), elle a rejoint Linkcity Sud-Est il y a plus de deux ans. « Ces deux premières années lui ont permis de s’approprier toutes les composantes du métier et de parfaire sa compréhension du territoire » précise la filiale de développement immobilier de Bouygues Construction.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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