Chargement

retour Accueil > Bureaux > Points de vue > Eric Cosserat (Perial) : le Grand Paris, une...

Eric Cosserat (Perial) : le Grand Paris, une aubaine pour un parc immobilier en profond renouvellement

Points de vueBureaux

le 12 Juin 2018

« Le projet du Grand Paris va dynamiser la métropole parisienne grâce à ses 30 milliards d’euros de dépenses d’infrastructures prévues. De belles perspectives d’investissement dans les territoires désenclavés par le Grand Paris Express » souligne Eric Cosserat, président de Perial, qui en dit plus dans cette tribune.

« Au cours des quinze prochaines années, le Grand Paris va devenir la matrice de la croissance immobilière française. Ce projet colossal devrait entraîner pas de moins de 30 milliards d’euros d’investissements en infrastructures permettant la création de plus de 115 000 emplois. L’objectif est de maintenir le rang de Paris au sein des grandes métropoles mondiales (à l’horizon 2025, Paris devrait être la 7ème métropole en matière de création de richesse). Un projet porté par la puissance publique dont la compétence en matière d’aménagement du territoire est reconnue bien au-delà des frontières de l’Hexagone. A ce titre, le plan présenté est suffisamment ambitieux et crédible pour être noté Aa2 par l’agence Moody’s.

Quelques chiffres rendent compte de l’importance stratégique de la zone concernée en France et en Europe. Le Grand Paris compte aujourd’hui 11,7 millions d’habitants et 5,7 millions d’emplois. Paris et sa région constituent une « ville-monde » qui attire 32% des investissements internationaux réalisés en France. Le PIB du Grand Paris est ainsi évalué à 600 milliards d’euros, soit plus de 30% de la richesse produite en France !

Première destination européenne en matière d’accueil des sièges sociaux des grands groupes, le Grand Paris peut également s’enorgueillir d’être devenu le premier incubateur de startups au monde. Près de 843 000 sociétés, dont environ 150 000 chercheurs, maillent le territoire de cette métropole-monde, première agglomération européenne offrant un parc de bureaux de 53 millions de m². Par conséquent, la vocation du Grand Paris ne consiste pas à attirer davantage d’investisseurs. Ils sont déjà là ! Il s’agit bien en revanche d’un vrai projet d’aménagement du territoire et de dynamique de construction.

10% du parc immobilier francilien renouvelé d’ici 2025

Ce Projet dont la réalisation emblématique est la construction du Grand Paris Express (avec 68 nouvelles gares et 2 millions de voyageurs quotidiens) sera un véritable accélérateur de ce territoire et permettra de rattraper le retard pris en politique de transports en commun depuis les années 2000. Le nouveau réseau circulaire ferroviaire facilitera considérablement les déplacements de banlieue à banlieue et allègera un réseau existant complètement saturé.

Mais le Grand Paris Express, c’est également un potentiel de 11 000 logements construits dans un rayon de 800 mètres autour de ces nouvelles gares. On estime que 10% du parc immobilier francilien sera renouvelé d’ici 2025. Des immeubles situés à proximité de ce réseau ferroviaire qui offriront d’indéniables opportunités d’investissement, tant en termes de valorisation que de rendement locatif. Au sein de ces nouveaux quartiers en expansion, l’objectif d’une meilleure répartition entre immeubles de bureaux et logements résidentiels doit également permettre de donner naissance à des territoires harmonieux, où il fait réellement bon vivre.

Si ce projet du Grand Paris devrait soutenir l’attractivité de la région capitale au cours des deux prochaines décennies, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024 va également contribuer à renforcer l’attractivité de certaines villes au nord de la capitale, comme Le Bourget. PERIAL s’inscrit résolument dans cette dynamique porteuse du Grand Paris avec de nombreux investissements dans la métropole parisienne, notamment au travers de sa SCPI PF Grand Paris. »

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

Chargement