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Pour redonner au « off market » ses lettres de noblesse

Points de vueBureaux

le 25 Avr 2018

©Youtube

Le « off market » à la cote sur le marché de l’investissement. A telle enseigne qu’Arye Maman, fondateur et responsable de la société de conseil Anavim Advisory, qui s’est fait une spécialité de cette technique d’intervention, milite pour que l’on redonne ses lettres de noblesse à cette technique de mise en vente…

« En 2018, le qualificatif « off market » est de plus en plus populaire dans le secteur de l’immobilier d’investissement. Parallèlement, il est de plus en plus galvaudé par certains acteurs. Certes, il ne s’agit aucunement d’une appellation contrôlée. Tout professionnel est libre de l’utiliser comme bon lui semble. Mais ce qui n’est pas sans conséquence… Alors que certaines sociétés principalement de types banque d’affaires et autres boutiques d’investissement en font leur spécialité, leurs démarches auprès de nouveaux clients se trouvent parfois discréditées en raison d’un passif de ces derniers avec des agents peu scrupuleux qui utilisent à tort le terme pour des actifs connus. Le « off market » chez ces derniers signifie non pas que le bien n’est pas sur le marché, mais que sa mise en vente n’est pas connue de tous, c’est-à-dire aujourd’hui que l’actif n’est pas sur « le net ».

A l’origine, le «off market», littéralement « hors marché » dans la langue de Shakespeare, englobe tout type d’actif qui n’est pas mis sur le marché de manière officielle. Dans l’immobilier de luxe, on peut entendre par là, la vente d’un hôtel particulier dans la discrétion, sans annonce ni publicité pour des clients ciblés. Mais cette définition réductrice peut-elle se suffire à elle-même lorsque l’on parle d’immobilier d’investissement ? Est-ce que le simple fait de ne pas publier une offre fait d’elle une opportunité « off market » ? A l’heure des réseaux sociaux, des deals « off » sont partagés parfois entre des centaines d’acteurs du marché. Il serait déraisonnable, dès lors, de les considérer ensuite comme hors marché.

Pour notre part et celle d’autres acteurs qui évoluent au sein de cette « niche », le « off market » est d’abord un processus de banque d’affaires, dont la démarche de commercialisation d’un actif est basée sur un listing limité de cibles engagées dans la confidentialité. La démarche consiste à s’appuyer sur quelques cibles qui vont offre le meilleur prix pour l’actif concerné. On peut travailler cible par cible ou encore en appel d’offres restreint. Bien entendu, un minutieux travail de valorisation doit être réalisé en amont et des précautions sont à prendre afin de remonter l’historique de l’actif. Des opérations qui nécessite un travail qualitatif plutôt que quantitatif…

Bien entendu, on peut parfois, malgré ces précautions, tomber sur des propriétaires qui ne jouent pas toujours le jeu et qui évoquent une opérations « off market » sur le marché, avec pour conséquence une éventuelle perte de crédibilité auprès des investisseurs. Cependant, dans la majorité des cas, le travail des spécialistes à qui est confié l’actif est reconnu. C’est pourquoi nous invitons toute société qui prétend à une vente « off market » à suivre une démarche professionnelle pour permettre à ce qualificatif de renouer avec ces lettres de noblesses. Elle n’est pas l’apanage de ceux qui en font leur spécialité : toute société, tout agent, toute personne peut et doit quand c’est possible privilégier cette démarche dans le cas d’un « timing » serré. Mais il faut absolument différencier le « off market » des autres mises en vente. L’objectif du « off market n’est-il, après tout, de créer une opportunité ? C’est, à notre sens, ce qui résume le mieux la démarche… »

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

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