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Les bailleurs sociaux parisiens lancent leur GIE Commerces

ActualitésCommerces

le 17 Juil 2017

GIE Paris Commerces

Elogie-Siemp, Paris Habitat et la RIVP, bailleurs sociaux parisiens, créent un GIE Commerces , « GIE Paris Commerces » pour « assurer une commercialisation pro-active et innovante des boutiques et locaux situés en rez-de-chaussée » des immeubles qu’ils détiennent (6 700 locaux, soit 10 % des commerces parisiens).

Ce nouvel outil s’inscrit dans le dispositif « Paris Commerces » mis en place par la Ville de Paris pour « simplifier et faciliter l’installation des entrepreneurs et, en particulier, des commerçants et artisans de proximité ».

Stéphane Dauphin, directeur général de Paris Habitat, en sera le président ; Eric Lejoindre, maire du 18ème arrondissement, le vice-président.

Les autres administrateurs du GIE sont : Valérie De Brem, directrice générale d’Elogie-Siemp ; Serge Contat, directeur général de la RIVP ; Pascal Barillon, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Paris ; Gérald Barbier, vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France

La direction du GIE est confiée à Isabelle Gillard.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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