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Le choix Immoweek : un portefeuille à 205 millions d’euros pour Patrizia

ActualitésCommerces

le 08 Nov 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous revenons sur cette très importante acquisition réalisée par Patrizia dans sa patrie, en Allemagne : le groupe a acquis, pour le compte d’un investisseur institutionnel étranger et auprès d’un fonds international basé à Londres, un portefeuille de 66 actifs commerciaux « de haute qualité », totalisant 140 000 m2 en Allemagne. L’investissement s’élève à 205 millions d’euros…

Les actifs, concentrés dans des régions économiquement attractives d’Allemagne, sont louées en majorité par de grandes surfaces agroalimentaires telles que Edeka, Netto ou Real, qui forment 85 % des revenus du portefeuille. La chaîne Edeka génère, à elle seule, 68 % des revenus locatifs du portefeuille entier. La durée du bail moyenne est de 8 ans et le taux de vacance est très bas, à 1,4 %.

Il s’agit de la deuxième transaction off-market de taille réalisée par Patrizia ces dernières semaines. Fin septembre, le groupe avait acheté pour 400 millions d’euros un portefeuille de 85 actifs commerciaux en Allemagne. Le portefeuille commercial de Patrizia compte à présent plus de 600 actifs totalisant 4 milliards d’euros, la moitié d’entre eux étant dans l’alimentaire…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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