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Le choix Immoweek : Unibail-Rodamco devient le numéro 1 mondial de l’immobilier commercial

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le 12 Déc 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous revenons sur cette transaction de taille, sinon la transaction de l’année, voire de la décennie : Unibail-Rodamco va en effet racheter un autre géant de l’immobilier commercial, aux antipodes celui-là, puisqu’il s’agit de l’australien Westfield Corporation. En valorisant chaque titre Westfield à 7,55 dollars (6,41 euros), le facture du rachat se monte à 24,7 milliards de dollars, soit 21 milliards d’euros. Plus de détail sur ce nouveau géant à l’échelle mondiale qui vient de naître…

Le résultat sera ce qui est sans nul doute un géant mondial de l’immobilier, avec un patrimoine de 61,1 milliards d’euros (43 milliards pour Unibail-Rodamco, 18,1 milliards pour Westfield), positionné dans 27 métropoles, comptant 104 actifs générant 1,2 milliard de visites par an, dont 56 « flagships ». La fréquentation moyenne de patrimoine est de l’ordre de 15,7 millions de visites par an, avec, du côté d’Unibail-Rodamco, des centres tels que le Forum des Halles ou Les Quatre Temps.

Le portefeuille de centres de shopping représentera 87 % du total des actifs du nouveau groupe, auxquels s’ajouteront l’actuel portefeuille de bureaux d’Unibail-Rodamco (7 % du total) et l’ensemble de ses centres de congrès & expositions (6 %).

Christophe Cuvillier, président du directoire d’Unibail-Rodamco, dirigera le directoire du nouveau groupe, tandis que l’actuel président de Westfield, Sir Frank Lowy, présidera le conseil de surveillance.

Westfield Corporation, née en 2014 de la division de Westfield Group (crée en 1960) entre Scentre Group (qui gère les centres en Australie et en Nouvelle-Zélande) et Westfield Corporation (qui gère l’international), contrôlait 18,7 milliards d’euros d’actifs en 2016 et comptait dans sa besace, entre autres, le Westfield London, le Westfield Century City à Los Angeles, le Westfield World Trade Center à New York. Une installation à Milan était prévue et ne devrait pas être affectée par l’opération.

Unibail-Rodamco a déjà identifié environ 3 milliards d’euros d’actifs à céder au cours des prochaines années. Pour « ce premier pas hors d’Europe continentale », d’après Christophe Cuvillier, il s’agit de « l’addition de deux équipes, un portefeuille important de 12,3 milliards d’euros de projets de développement en commerces et en bureaux… Et des synergies de 100 millions d’euros de revenus en commercialisation, publicité, événements et en coûts de structure. »

La clôture de l’opération est prévue au deuxième trimestre 2018. Le nouveau groupe devra être scruté de près, voire de très près…

Nous sommes très heureux d’annoncer cette opération aujourd’hui. Nous avons tous, au sein d’Unibail-Rodamco, un immense respect pour ce que la famille Lowy et l’équipe de Westfield ont accompli avec la marque Westfield et son portefeuille de centres de shopping. L’acquisition de Westfield est en pleine cohérence avec la stratégie de concentration, de différenciation et d’innovation d’Unibail-Rodamco.
Elle vient compléter notre empreinte avec une implantation à Londres ainsi que dans les meilleures zones de chalandise des Etats-Unis. Elle donne ainsi naissance à une plateforme unique de centres commerciaux de destination de grande qualité, opérée par les professionnels expérimentés d’Unibail-Rodamco et de Westfield. Nous sommes convaincus que cette opération est génératrice de valeur, créant par ailleurs un socle solide de croissance pour l’avenir. Nous sommes impatients d’accueillir les actionnaires de Westfield au sein de ce nouveau Groupe et de poursuivre notre processus de création de valeur tant pour nos actionnaires actuels que pour les nouveaux.

Christophe Cuvillier, président du directoire d'Unibail-Rodamco

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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