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Galimmo SCA : un pipeline d’opérations de 154,7 millions d’euros

ActualitésCommerces

le 21 Avr 2017

Galimmo SCA, société foncière cotée spécialisée dans l’immobilier de commerce et dans la valorisation de centres commerciaux, annonce des revenus bruts locatifs pour 2016 de 8,5 millions d’euros. Ceux-ci ne représentent que le 4ème trimestre de l’année, les statuts de la société ayant changé en fin d’année…

En effet, « l’activité de la société a été réorientée vers celle d’une foncière après la prise de contrôle, par Galimmo Real Estate, en décembre 2015, de la Compagnie Marocaine, société cotée qui avait précédemment cédé ses activités opérationnelles. La société a été transformée en société en commandite par actions le 4 mars 2016. Ses actionnaires ont approuvé, le 29 septembre 2016, le changement de dénomination sociale en Galimmo, ainsi que les opérations ayant conduit à la constitution de son patrimoine immobilier ». La société précise ces différentes opérations :

• l’apport de l’intégralité des éléments d’actifs et de passifs afférents à la branche autonome d’activité de la société Cora, comprenant un portefeuille de 45 galeries attenantes à des hypermarchés exploités sous son enseigne en France, la valeur de l’apport étant de 397 millions d’euros (hors droits au 31 mars 2016) ;

• l’apport des titres composant le capital de la société Fongaly Immobilier, laquelle détenait un portefeuille d’actifs principalement composé de 6 galeries commerciales attenantes à des hypermarchés exploités sous l’enseigne Cora en France et valorisé 134 millions d’euros (hors droits au 31 mars 2016) et

• l’acquisition de 99,99 % du capital de la société Foncibel, laquelle détient une participation de 15 % du capital de la société Galimmo Chatelineau, qui elle-même détient 7 galeries commerciales attenantes à des hypermarchés Cora situées en Belgique et dont la valeur totale s’établissait à 393 millions d’euros (hors droits au 31 mars 2016).

Au 31 décembre 2016, la valeur du portefeuille d’actifs immobiliers s’élève à 546,5 millions d’euros (montant hors droits), « en hausse de 2,2 % par rapport aux valeurs au 31 mars 2016 retenues pour les opérations d’apport ».
Le portefeuille représente une surface totale de 120 000 m2 GLA et se compose de galeries commerciales « situées principalement dans la moitié nord de la France et attenantes à des hypermarchés Cora implantés de longue date et référents sur leur zone de chalandise » précise Galimmo SCA.

La société dispose d’un portefeuille de projets, au 31 décembre 2016, s’élevant à 154,7 millions d’euros, dont 90 % représente des projets d’extension/rénovation de 13 des sites existants, soit 50 000 m2 de surfaces additionnelles.

Dans ses perspectives, Galimmo SCA indique vouloir « continuer, en 2017, de renforcer ses équipes et ses opérations ». Et de préciser que « deux galeries (Evian-Amphion et Essey les Nancy) inaugureront leur nouvelle configuration en 2017, avec un total de 3 400 m² de surfaces GLA additionnelles créées. Le démarrage des travaux d’une extension du site de Colmar Houssen est également prévu en 2017 (5 100 m² de surfaces GLA additionnelles créées portant la galerie commerciale à 10 700 m² de surfaces GLA) et d’autres projets devraient être engagés au cours de l’exercice »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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