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Le choix Immoweek : Christophe Cuvillier (Unibail-Rodamco), demain le monde

ActualitésCommerces

le 07 Mai 2018

La transaction de l’année, c’est la sienne. Après quelques rebondissements, le rachat de Westfield Corporation, géant australien des centres commerciaux valorisé à 21 milliards d’euros, doit permettre à Unibail-Rodamco d’acquérir une envergure mondiale (voir également notre édito du 30 avril). Parallèlement, la foncière engrange des revenus locatifs bruts du pôle centres commerciaux à 375,2 millions d’euros (+4,2 %). Christophe Cuvillier, président du directoire, 55 ans, a de quoi être fier… Retour sur la carrière de notre « pro » de la semaine.

Fils de Philippe Cuvillier, qui fut ambassadeur de France au Maroc, au Brésil et en Italie notamment, ce diplômé de HEC (dont il est sorti major) commence sa carrière en 1986 au sein du groupe L’Oréal où il passe quatorze ans : entré chez Lancôme en 1986, directeur du marketing Grande-Bretagne en 1988, directeur de la coordination Europe, directeur général Grande-Bretagne en 1992, directeur général d’Austrabelle en 1993, directeur du marketing international de Lancôme, puis directeur général France en 1995, directeur général de L’Oréal Parfums et beauté France en 1998.

Christophe Cuvillier entre ensuite, en 2000, au sein du groupe Kering où il enchaînera les responsabilités. D’abord directeur général marketing et produits, il est nommé, en 2003, directeur général international, filiales et développement de la Fnac. En 2004, nommé président de Surcouf, il devient un an plus tard président directeur général de Conforama, fonction qu’il occupe trois ans durant puis, en 2008, pour encore trois ans, Christophe Cuvillier est nommé président directeur général de la Fnac. En 2011, cap sur l’immobilier, tout d’abord en tant que directeur général des opérations d’Unibail-Rodamco, puis, en 2013, en tant que président du directoire.

Chevalier de la Légion d’Honneur, il est connu des lecteurs d’Immoweek pour avoir été nommé aux « Pierres d’Or » en 2015 dans la catégorie « Managers », puis en 2016 dans la catégorie reine, celle des « Professionnels de l’Année ».

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

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