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Le choix Immoweek : le « deal » de l’année (de la décennie ?) est en route

ActualitésFinance & Bourse

le 24 Mai 2018

24,7 milliards de dollars. Ou, dans la langue de Molière (et la monnaie de Bruxelles), 21,1 milliards d’euros. Tous les feux sont au vert pour que soit enclenchée la transaction de la décennie : les actionnaires de Westfield ont approuvé le rachat de leur groupe par le numéro 1 européen des centres commerciaux, Unibail-Rodamco. Ce « deal » incontournable est, bien sûr, celui de la semaine.

Après une année 2017 ponctuée par un bénéfice net à 1,2 milliard d’euros et des loyers nets engrangés de 1,58 milliard d’euros, Unibail-Rodamco se prépare à un destin mondial, un groupe de 3 700 salariés, un patrimoine de 61,1 milliards d’euros (71,6 milliards de dollars), coté à Amsterdam, Paris et Syndey, ajoutant au patrimoine déjà coquet d’Unibail-Rodamco (« Forum des Halles », « 4 Temps », « Carrousel du Louvre », « Rosny 2 », « Glories », à Barcelone, « Cerny Most », à Prague, « Galeria Mokotow », à Varsovie) avec des pièces de choix telles que le « Westfield London » ou « Westfield World Trade Center », au pied de l’emblématique gratte-ciel de New York.

Les actionnaires de Westfield ont donné leur feu vert, sésame pour un processus enclenché en décembre qui avait déjà reçu l’approbation de leurs homologues d’Unibail-Rodamco, de l’Autorité des marchés financiers et du ministère australien du Budget.

Petit bémol : la volatilité des devises, ainsi qu’une baisse de l’action Unibail-Rodamco, ont réduit la valeur du « deal », initialement fixée à 20,9 milliards de dollars : le titre Westfield, initialement valorisé à 10,01 dollars australiens (7,68 dollars américains), a baissé à moins de 9 dollars australiens (6,90 dollars US).

Frank Lowy, président de Westfield, qui recommandait avec le conseil d’administration le rachat, a ressenti « une pointe de tristesse » à l’annonce de la plus importante acquisition de l’histoire australienne, mais a vu la décision « comme la bonne chose à faire pour les actionnaires ». Ce rachat s’inscrit dans un contexte de consolidation des opérations des centres commerciaux dans leur lutte contre les sites de ventes en ligne.

Bravo encore au président du directoire, Christophe Cuvillier, pour permettre à son groupe de sortir de l’orbite européenne et se destiner à un avenir mondial, en créant, d’après ses dires, « le premier créateur et développeur global de centres de shopping de destination »… Et bienvenue à un nouveau « béhémoth » de l’immobilier commercial…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

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