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Amundi Immobilier a réalisé plus de 6,4 milliards d’euros de transactions en 2017

ActualitésFinance & Bourse

le 13 Mar 2018

Amundi Immobilier réalise, pour le compte des fonds immobiliers et mandats qu’elle gère, un volume global de plus de 6,4 milliards d’euros de transactions en France et à l’international, en hausse de 33 %.

Plus de 4,3 milliards d’euros ont été investis en France, pour 38 opérations totalisant près de 834 000 m2. 28 % des acquisitions ont été réalisées à l’étranger, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas. Ces transactions se répartissent ainsi : 94 % de bureaux, 5 % de commerces et 1 % en hôtellerie.

Les investissements en immobilier résidentiel ont totalisé près de 38 millions d’euros. Il s’agit uniquement d’investissements réalisés en France, principalement pour le compte des SCPI fiscales de type Malraux (Reximmo Patrimoine 4), déficit foncier (Amundi Défi Foncier 1 et 2) ou Pinel (Amundi Sélection Logement).

Amundi Immobilier a également cédé 36 actifs pour 387 millions d’euros, et a collecté 4,3 milliards d’euros en 2017, portant les encours à 26,3 milliards d’euros. L’OPCI grand public Opcimmo a notamment réalisé une collecte de 2 milliards d’euros, affichant à présent une capitalisation nette de plus de 6,6 millairds d’euros.

2017 fut une très belle année ! Grâce à la puissance de la collecte de ses partenaires distributeurs, Amundi Immobilier participe aux transactions emblématiques qui sont réalisées dans un contexte de concurrence et de sélectivité accrues. Le choix des investissements est plus que jamais la clef de voûte de notre réussite. Notre préoccupation majeure est de garder une stratégie de gestion dynamique de nos actifs immobiliers que nous allons poursuivre en 2018 pour maintenir nos actifs attractifs.

Jean-Marc Coly, directeur général d'Amundi Immobilier

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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