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Un ancien cadre de Korian sanctionné pour manquements d’initiés

ActualitésFinance & Bourse

le 21 Avr 2017

Une sanction de 200 000 euros a été prononcée pour deux manquements d’initiés contre un ancien directeur financier de la société Korian par la commission de sanctions de l’Autorité des Marchés Financiers.

Cette instance, la seule habilitée à sévir au sein du gendarme boursier, a, par ailleurs, condamné un proche de l’ancien directeur financier, Gérard Damiani, à une sanction de 450 000 euros pour avoir utilisé ces informations privilégiées.

Les faits se sont déroulés entre le 11 septembre et le 12 novembre 2013 dans le cadre de l’acquisition par le numéro un européen des maisons de retraite Korian de la société Medica, puis entre le 24 avril et le 16 juillet 2014 lors de l’opération de fusion-acquisition de la société allemande Curanum AG par Korian.

Il est reproché au directeur financier d’avoir communiqué une information privilégiée sur le projet d’absorption de Medica sous la forme d’une OPE amicale, Gérard Damiani ayant ensuite acheté 56 160 actions Medica entre le 23 octobre et le 12 novembre 2013. La fusion-acquisition avait finalement été réalisée le 18 mars 2014.

Par ailleurs, la commission des sanctions a reproché à l’ancien directeur financier d’avoir communiqué une information privilégiée relative à l’acquisition des titres des actionnaires minoritaires de Curanum par Korian, faisant grief à Gérard Damiani d’avoir utilisé cette information en achetant 48 802 actions Curanum le 16 juillet 2014.

Les opérations incriminées de Gérard Damiani lui ont permis, selon la commission des sanctions de l’AMF, de réaliser des plus-values pour un montant total de 111 523 euros. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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