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APL/baisses de loyers : Paris Habitat chiffre la perte annuelle à 30 millions d’euros

ActualitésLogement

le 13 Sep 2017

roger madec paris habitat septembre 2016

Réagissant aux annonces successives du gouvernement, Paris Habitat, par la voix de son président Roger Madec, estime qu’une « baisse conjuguée des APL et des loyers dans le logement social sont un mauvais coup porté tant aux locataires qu’aux organismes gestionnaires ».

Le bailleur social, rappelant que près de 40 % de ses locataires sont bénéficiaires de l’APL, souligne que ces mesures engendreraient « une perte sèche des recettes locatives de plus de 30 millions d’euros par an ». Une telle perte engendrerait une « baisse significative [des] fonds propres », pénalisant l’établissement « dans la production de logements sociaux de qualité, dans la rénovation énergétique de son patrimoine et dans l’amélioration de sa qualité de service engagée conformément aux objectifs fixés par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et qui répondent aux besoins de la Capitale de la France et de ses habitants ». Roger Madec déclare soutenir la démarche de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH), dont le président Jean-Louis Dumont a récemment lancé un appel à rencontrer le Président de la République. Une rencontre qui « permettra de lui exposer clairement les conséquences sociales pour les locataires et, pour les bailleurs sociaux, les effets néfastes en matière de production de nouveaux logements et d’amélioration de leur patrimoine de ces futures décisions aux résonances strictement financières ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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