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Le budget 2018 de la Région Ile-de-France poursuit les économies et l’investissement

ActualitésTerritoires

le 23 Nov 2017

Les conseillers régionaux d’Ile-de-France ont débattu des orientations budgétaires pour 2018, qui se traduisent, selon la majorité, par la poursuite des économies et de l’investissement, quand l’opposition a dénoncé un budget de « désengagement », « d’austérité » et de « propagande ».

La Région Ile-de-France va « continuer à réduire, en 2018, ses dépenses de fonctionnement à hauteur de 2 % (39 millions d’euros) », a indiqué le vice-président en charge du budget Stéphane Salini.
« Au total, nous aurons fait 700 millions d’euros d’économie en trois ans », s’est félicitée la présidente de la Région Valérie Pécresse, « soit une économie de 120 euros par ménage francilien ».
« Nous avons su rééquilibrer notre budget pour faire de la région une collectivité d’investissement », a ajouté Stéphane Salini, évoquant en trois ans « près de 600 millions d’euros supplémentaires d’investissement » et « un niveau inégalé de 1,825 milliard d’euros affectés » en 2017.
« En 2018, nous faisons le pari de maintenir l’investissement au même niveau », a-t-il dit, avec des « priorités » sur « la transition écologique », « l’emploi et la formation » et « la réduction des fractures territoriales (logement, sécurité, sport et culture) ».
Le « dynamisme retrouvé » de la Région Ile-de-France et « notre gestion sérieuse auraient dû nous permettre de dégager plus de marge de manoeuvre. Malheureusement, les réformes proposées par l’Etat pour 2018 vont fortement nous contraindre », a-t-il dénoncé, évoquant une « baisse des recettes de 100 millions d’euros ».
Yann Wehrling, pour le Modem (membre de la majorité régionale et de la majorité gouvernementale), a, au contraire, estimé que « pour la première fois en trois ans, l’Etat n’opèrera pas de coupe sèche dans la dotation globale de fonctionnement en préférant une contractualisation avec les collectivités locales pour prendre en compte leurs efforts et les réalités locales ».
Le FN a, de son côté, dit craindre que la Région « se cache derrière le manque à gagner engendré par la baisse des engagements de l’Etat pour justifier une baisse des aides aux entreprises ».
Le PS a pointé la « sous exécution » du budget régional avec, par exemple pour la politique de la ville « , 40 % de sous consommation sur un budget déjà diminué de 60 % ».
Même constat pour le groupe Alternative écologiste et sociale (ARS) : « vous affichez votre volonté de faire de l’environnement une priorité, mais vous ne consommez pas les crédits annoncés ».
Les Radicaux de gauche (RCDEC) ont dénoncé une « stratégie de désengagement et d’austérité », tandis que le Front de gauche a déploré « un document de propagande ». « Vous êtes sur la même longueur d’onde qu’Emmanuel Macron », a dénoncé Céline Malaisé, appelant à refuser « la contractualisation avec l’Etat ». (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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