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CBo Territoria enregistre un résultat net part du groupe en hausse de 98 %

ActualitésFinance & Bourse

le 16 Mar 2017

CBo Territoria publie ses résultats pour l’année 2016 : le chiffre d’affaires atteint les 65 millions d’euros, en baisse de 5 %, en raison d’une baisse du chiffre d’affaires en promotion immobilière (-11 %). L’activité foncière connaît une hausse de 8 % avec 19,1 millions d’euros.

Les revenus locatifs bruts générés par les actifs professionnels représentent désormais 74% des revenus locatifs bruts globaux.

L’immobilier professionnel voit son activité augmenter de 76 % (17,4 millions d’euros) et l’habitat de 55 % (6,7 millions d’euros). Le chiffre d’affaires dans l’habitat baisse cependant de 45 %, atteignant les 17,1 millions d’euros, en raison d’une offre limitée en logements privés et de reports de ventes de logements sociaux.

CBo Territoria vise un léger retrait de la foncière, ramené à 2,3 % (18,7 millions d’euros), mais un progrès de l’activité de promotion immobilière.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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