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Foncière Atland : forte croissance en 2017

ActualitésFinance & Bourse

le 12 Mar 2018

Foncière Atland a réalisé, en 2017, un chiffre d’affaires en hausse de 30 %, avec un résultat net récurrent en augmentation de 47 % à 4,4 millions d’euros.

A fin 2017, Foncière Atland dispose de plus de 20 000 m² en cours de construction et de livraison pour environ 22 millions d’euros de coût complet et 1,8 million d’euros de loyers en base annuelle.

Et toujours à la fin de l’année dernière, la valeur d’expertise des actifs gérés par Voisin s’élève à 537 millions d’euros  (hors droits), contre 362 millions d’euros à fin 2016. Le portefeuille est valorisé à 744,8 millions d’euros, dont 74 millions d’euros pour le patrimoine en propre, et est occupé à 96 %.

Ces bons résultats 2017 valident la pertinence de notre stratégie et soulignent la force de notre modèle économique distinctif qui repose sur la complémentarité des métiers de l'investissement, de la construction pour compte propre et de l'Asset Management. Dans le prolongement de 2016, l'année 2017 a été active pour l'ensemble de nos métiers et plus particulièrement pour la construction pour compte propre et la gestion réglementée avec notre filiale Voisin - désormais dans le top 10 des sociétés de gestion en matière de collecte - qui poursuit son développement initié lors de son intégration, il y a deux ans. Avec des indicateurs positifs pour nos différentes activités et la qualité de nos équipes je suis particulièrement confiant sur notre capacité à maintenir un niveau de rendement récurrent à nos actionnaires.

Georges Rocchietta, président de Foncière Atland

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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