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Le crowdfunding a permis le lancement de 188 projets immobiliers depuis 2014

ActualitésFinance & Bourse

le 21 Oct 2016

« En France, 75 millions d’euros ont été investis [via le crowdfunding immobilier] depuis début 2014 au travers de 188 projets immobiliers achevés ou en cours de financement » indique Anaxago dans son récent baromètre semestriel.

La plate-forme d' »equity crowdfunding » dans l’immobilier en France précise que ces résultats révèlent « une augmentation de 27 millions d’euros pour 38 nouveaux projets depuis les résultats semestriels du baromètre du crowdfunding immobilier en France, publié en mars 2016 ». Paris draine toutes les attentions pour ce genre de montage financier : 45 projets lancés depuis début 2014.

Anaxago note également « une croissance soutenue des montants moyens collectés par projet immobilier, qui s’établissent aujourd’hui à 415 000 euros, contre 255 000 euros en 2015 ». Pourquoi un tel engouement pour ce financement ? Anaxago avance l’argument de source relais par rapport aux financements « classiques » de dette. Jean-Philippe Suc, directeur financier du groupe Réside Etudes, témoigne : « aujourd’hui, le minimum est 10 % de fonds propres. Si ce ticket d’entrée varie selon la taille et les antécédents des promoteurs, il est bien parti pour rester à des niveaux devenus prohibitifs pour certains ». Pour les investisseurs privés, le crowdfunding « est une opportunité très bien accueillie, dans un secteur où 95 % des investissements sont réalisés par des institutionnels » précise Anaxago. Le président de la plate-forme, Joachim Dupont, ajoute : « il y a une rationalité chez nos investisseurs qui n’y vont pas s’ils n’y croient pas. Dans l’immobilier, les gens ont le sentiment de contribuer à la vie des autres. Ils se renseignent et nous font confiance parce car les projets que nous leur présentons sont minutieusement étudiés et font sens ».
Retrouvez ci-dessous une infographie qui présente les chiffres clés de ce baromètre.barometre-anaxagoCliquez sur l’infographie pour lire la suite…

Crowdfunding réussi dans le logement social

Voici un exemple (parmi tant d’autres) du succès du crowdfunding dans l’immobilier, et une preuve qu’il n’est pas réservé qu’à de l’accession privée : la bailleur social Uniti Habitat annonce avoir réussi la campagne de financement de son opération « Pierre et Marie Curie », à Beaurains (62), au sud d’Arras : quatre immeubles totalisant 20 logements sociaux. La société précise « avoir réalisé trois sorties positives en 2016 avec atteinte du taux de rendement cible »… Au total, le bailleur social a lancé avec succès 11 opérations depuis 2013 par le biais du crowdfunding.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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