Chargement

retour Accueil > Finance & Bourse > Actualités > La Française analyse les marchés européens au...

La Française analyse les marchés européens au début de l’année

ActualitésFinance & Bourse

le 21 Avr 2017

Immobilier et Perspectives, la lettre trimestrielle de La Française, livre son analyse des marchés européens à la fin de l’année 2016 et pour début 2017, à l’orée du « hard Brexit » et des élections en France et en Allemagne.

Outre les analyses des marchés tertiaires français, allemand, anglais et résidentiel français que vous pouvez trouver en téléchargeant la lettre ici, la lettre opère un focus sur les nouvelles technologies, rebondissant sur le changement des secteurs preneurs de baux depuis la crise financière : « alors que les instituts financiers dominaient très largement les prises à bail en 2006, ils n’arrivaient qu’en 3ème position en 2016, accusant un recul de moitié de leur demande placée. Actuellement, les commercialisations se répartissent de manière homogène entre quatre secteurs : les sociétés de services, les entreprises de la nouvelle technologie, la finance et l’industrie. »

En Allemagne, les nouvelles technologies ont atteint plus de 20 % de la demande placée en 2016, la majorité des commercialisations à Londres et à Amsterdam, tandis que les prises à bail ont le plus fortement progressé à Londres et à Berlin. « En Ile-de-France, les principaux utilisateurs de bureaux sont restés, en 2016, les acteurs historiques comme les instituts financiers et les sociétés de services. Les entreprises des nouvelles technologies ont représenté environ 9 % de la demande placée, dans la moyenne des dix dernières années. En volumes de surfaces prises à bail, Paris représente la deuxième ville d’Europe la plus prisée par ces sociétés, après Londres, mais suivie par Berlin, Munich et Amsterdam. » On citera Facebook, Airbnb, Wework et Blablacar, récemment installés dans les 2ème et 9ème arrondissements, à des niveaux de loyers très élevés (770 euros par m2 et par an), avec des locaux modernes et ergonomiques, sur de très vastes surfaces et avec des durées longues ».

En 2015, les entreprises des nouvelles technologies contribuaient à hauteur de 5,5 % du PIB en Europe, contre 7,5 % aux Etats-Unis et cette part ne cesse de croître »…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement