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La méthode Coué à l’épreuve

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le 11 Juil 2018

L’auto persuasion a souvent du bon et c’est même l’un des fondements de la fameuse méthode Coué. Au regard des récentes annonces des réseaux d’agences en matière de transactions immobilières (neuf et ancien confondu), on peut se demander si celles-ci ne pratiqueraient pas cet art si particulier de la pensée positive.

En effet, selon Century 21 France, qui présentait le 2 juillet dernier son bilan des six premiers mois de 2018, « le marché est au beau fixe et l’activité tourne à plein régime. Le nombre de transactions demeure à un niveau extrêmement élevé, mais a cessé de croître ». Un point de vue somme toute plutôt serein que confirment les notaires puisque, d’après eux, au 30 juin, le volume des transactions était en hausse avec 950 000 ventes dans l’ancien, comme le record de 2017. Cependant, derrière « un marché qui a cessé de croître » se cachent des chiffres peut-être moins positifs : à Paris, par exemple, relève le président de Century 21, « si la hausse des prix devient trop forte, on ne sait pas comment vont réagir les futurs acquéreurs ». Et d’évoquer des premiers signes de blocage sur le marché parisien, avec une activité en recul de 2,5 % sur un an, alors que les prix ont progressé, dans le même temps, de 3,7 %. « Au vu des différents indicateurs, il est fort probable que le volume des transactions se stabilise au second semestre » considère, pour sa part, le réseau Laforêt. « Alors que les négociations reprennent ponctuellement, la hausse des prix devrait se contenir sous un seuil acceptable. Une situation qui aurait l’avantage de permettre au stock de se stabiliser, voire se reconstituer. En parallèle, l’assouplissement des conditions d’octroi de crédit et le faible niveau des taux d’intérêt continuent de stimuler le marché ». Le réseau d’agences Orpi fait, quant à lui, état d’une activité en recul au niveau national, tandis que la Fédération Nationale de l’Immobilier (Fnaim) évoque une baisse de 1 %. L’explication serait ici à trouver du côté des prix, qui montent toujours.

Un recul des signatures qui semble cependant, a priori, léger pour les acteurs, auquel viennent malheureusement se heurter des chiffres beaucoup plus inquiétants de la Banque de France. Dans un document diffusé de manière très confidentielle, l’institution dévoile ainsi un fort recul des crédits mis en force (versés au 1er euro) auprès des ménages : ceux-ci s’affichent ainsi en chute de 19,7 % par rapport au 1er trimestre 2017. Le recul du nombre de prêts recule, quant à lui, de 14,3%. On a donc un peu de mal à comprendre que les conseils n’évoquent qu’un léger ralentissement du marché, lorsque, dans le même temps, l’institution financière sonne l’alerte…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Arthur de Boutiny

le 18/09/2018

La logistique ne décélère pas

L’intérêt pour la logistique ne décélère pas après une année 2017 de tous les records, y compris à l’échelle de l’Europe, comme le montre une étude de BNP Paribas Real Estate pour le premier semestre 2018. Si le volume de transactions d’entrepôts de plus de 5 000 m2 baisse de 14 %, c’est après une année historique. Et en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas, le volume record a même été conservé…

Même chose pour les investissements, qui se sont ajustés d’eux-mêmes à la baisse : leur volume baisse de 21 %, mais atteint néanmoins les 14 milliards d’euros à l’échelle de l’Europe, dopé par la croissance du PIB dans la Zone euro (+2,2 % en 2018) et la pétulance de l’e-commerce, qui a augmenté son poids européen de 14 % en 2017 et devrait encore enregistrer une croissance à deux chiffres cette année. L’Allemagne et les Pays-Bas ont de nouveau bien démarré l’année avec un niveau d’activité élevé, tandis que le marché français, après avoir connu une forte croissance pendant trois ans consécutifs, a baissé au cours du premier semestre 2018. Le marché britannique est demeuré dynamique, avec un volume de transactions d’1,6 million de mètres carrés au premier semestre 2018. Les taux de vacance des entrepôts XXL, où l’offre a de plus en plus de peine à suivre la demande, sont inférieurs à 5 % en Espagne, aux Pays-Bas, en Pologne et en République Tchèque. Les loyers ont augmenté de 2 % dans les principaux marchés européens, tout particulièrement à Milan, Berlin et dans les villes régionales britanniques.

BNP Paribas Real Estate note, également, que « le marché des locaux d’activité et logistiques a atteint son second volume d’investissement semestriel le plus élevé, avec 14 milliards d’euros enregistrés au cours du premier semestre 2018. » L’activité du marché britannique est restée robuste avec 4,3 milliards d’euros investis au cours du premier semestre 2018 et les loyers logistiques « prime » sont demeurés relativement stables dans l’ensemble, tandis que les taux de rendement « prime » se sont stabilisés à 4,25 %. En Allemagne, les investissements en locaux d’activité et logistiques sont restés très soutenus, avec 3 milliards d’euros enregistrés au cours du premier semestre 2018. Malgré une baisse d’environ 47 % par rapport au premier semestre 2017, il s’agit de loin du deuxième meilleur résultat jamais atteint. Aux Pays-Bas, les investissements en locaux d’activité et logistiques ont fortement augmenté au cours du premier semestre 2018, pour atteindre 2 milliards d’euros (+ 57 % comparé au 1er semestre 2017). Cette catégorie d’actifs est particulièrement solide aux Pays-Bas, où elle représente 25 % du total des investissements en immobilier commercial au premier semestre 2018. Le marché français a représenté 1,4 milliard d’euros au cours des six premiers mois de l’année, stimulé une fois de plus par les cessions de portefeuilles. En Espagne, après deux années d’activité sans précédent, l’investissement a atteint 390 millions d’euros, soit une baisse de 33 % par rapport au premier semestre 2017. En Pologne, l’investissement a, quant à lui, augmenté de manière significative pour se situer à 400 millions d’euros, avec des taux de rendement « prime » en baisse ce trimestre à 5,25 %.

La logistique toujours conquérante…

Portrait

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