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Le choix Immoweek : le fondateur d’Uber se reconvertit dans l’immobilier

ActualitésFinance & Bourse

le 23 Mar 2018

Travis Kalanick / Wikipedia Commons

Pour ce choix d’Immoweek, nous nous penchons sur une reconversion dans l’immobilier, par une personnalité mondialement connue : en effet, Travis Kalanick, fondateur et ex-directeur général d’Uber, a retrouvé un travail dans l’immobilier, devenant président-directeur général de la start-up City Storage Systems, y injectant 150 millions de dollars (121,8 millions d’euros). La preuve que l’immobilier intéresse même les parangons de la Net économie…

La somme injectée dans City Storage Systems (ex-CloudKitchens, fondé par Diego Berdakin, investisseur dans Uber de la première heure) représente 10 % des liquidités de l’entreprise. City Storage Systems se spécialise dans la réhabilitation de commerces, de parkings et d’espaces industriels vétustes ; « il y a plus de 10 billions de dollars de biens immobiliers qui devront être réadaptés pour l’ère numérique » a ainsi commenté le fondateur d’Uber. Cet investissement vient du nouveau fonds de Kalanick, « 10100 », qu’il avait lancé après son départ d’Uber.
Sur son compte Twitter, Travis Kalanick a expliqué : « Plus tôt ce mois-ci, j’ai lancé « 10 100″, un fonds qui regroupe mes passions, mes investissements, mes idées et mes gros paris, avec un intérêt particulier pour l’immobilier. Je suis heureux d’annoncer ma première entreprise majeure dans ce domaine : 10 100 a trouvé un accord pour prendre une participation majoritaire dans City Storage Systems, une société de portefeuille spécialisée dans la rénovation de biens immobiliers en déshérence, de typologie commerciale, industrielle ou de parkings. (…) Cet investissement de 150 millions de dollars à CSS est mû par l’opportunité majeure de repositionner des actifs non rentables en créateurs d’emplois. Il faut particulièrement noter CloudKitchens et CloudRetail, les initiatives de CSS en matière de B2B, dévolues à l’achat et au développement d’immobilier pour les industries d’alimentation et de commerce. (…) »

A 41 ans, le fondateur d’Uber n’en est pas à son coup d’essai en matière de start-ups, puisqu’il avait déjà lancé les sites de partage de fichiers Scour et Red Swoosh. Lorsqu’il a quitté son entreprise en 2017, l’application créée en 2009 s’était implantée dans plus de 300 villes à travers le monde et affichait une valorisation de 68 milliards de dollars (61 milliards d’euros), un record pour une entreprise non-cotée. Critiqué par ses méthodes de management et sa politique de concurrence très brutales, il finit par démissionner le 20 juin 2017 de son poste de directeur général, sous la pression des investisseurs, accusé de harcèlement sexuel et après que la vidéo d’une altercation très violente avec un chauffeur ait fuité sur Internet. Avec une fortune estimée à 4,8 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros), Travis Kalanick, ancien membre du comité de chefs d’entreprise qui devait conseiller Donald Trump, est le 115ème homme le plus riche des Etats-Unis d’après Forbes.
De surcroît, il faut rappeler que l’autre fondateur de Uber, Garrett Camp, s’était lui aussi lancé dans l’immobilier, lançant « Haus », une plate-forme d’interaction entre vendeurs et acheteurs dans le résidentiel, émanation du réseau d’entrepreneurs Expa.

Après sa démission, Travis Kalanick avait reconnu « qu’il nécessitait de mûrir, en tant que chef d’entreprise ». A-t-il bien changé ? Va-t-il importer ses méthodes de management et de gestion dans le domaine de l’immobilier ? En tout cas, si vous souhaitez travailler au sein de l’équipe de quinze personnes de City Storage Systems, il laisse son e-mail

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Valérie Garnier

le 14/12/2018

L’immobilier mis à mal…

« Plus rien ne sera jamais comme avant ». Je ne sais pas si c’est déjà une réalité ou si ça le deviendra, mais ce qui est sûr, au-delà de la constance des gilets jaunes à vouloir maintenir leur mouvement, ce sont les dommages identifiés, à la fois pour les commerces, mais également pour les immeubles.

Et même si les investisseurs étrangers, interloqués de découvrir les images de Paris, Bordeaux et d’autres villes en feu, ne remettent pas, pour l’instant, en question leur désir d’investir en France, – encore qu’elle se pose dit-on du côté du résidentiel -, quelle image finissent-ils par avoir de ce pays qui fait tout pour attirer les investisseurs à lui ?

Etre contre les gilets jaunes, serait mal perçu car il n’y a finalement rien de plus normal que de vouloir vivre décemment sans la peur au ventre d’être, avant la fin du mois, à découvert. Donc, la colère doit être entendue, tout comme devraient l’être les réponses qui ont été apportées.

On peut toujours tout reprocher à l’Etat, mais quelle est la part de responsabilité de ces gilets jaunes ? Celle de ne pas vouloir comprendre les enjeux économiques ? Comment une colère peut-elle être constructive ? Et, comment éviter qu’à chaque manifestation une déferlante de sauvagerie s’abatte à Paris comme dans d’autres villes en régions ?

Et pourtant, pour le cinquième samedi consécutif, le mouvement maintient sa présence, ses revendications et sa détermination.
Les commerçants de Paris ou d’ailleurs n’ont plus qu’à tirer leurs rideaux et espérer que la haine ne s’abatte pas (de nouveau) sur leur outil de travail ; les sièges sociaux se trouvant sur les Champs-Elysées ou dans les avenues adjacentes n’ont plus qu’à souhaiter que la société de gardiennage à laquelle ils ont fait appel sera en mesure de protéger le lieu, ou qu’ils ne soient pas de nouveau saccagé…

Alors oui, « plus rien ne sera jamais comme avant ».

Portrait

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