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Le choix Immoweek : open-data pour l’immobilier, une bonne nouvelle !

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le 26 Avr 2019

L’ouverture au public d’une base de données sur les transactions immobilières par l’Etat méritait bien d’être le « + » de la semaine : en effet, cet outil conçu pour aider à l’évaluation d’un bien à partir des informations recueillies par le fisc, présentant la localisation, l’âge, la superficie, la nature et le prix brut des biens vendus, montre une nouvelle volonté de transparence que la sphère immobilière ne peut que saluer…

La base Patrim, puisque c’est elle dont il s’agit, établie par l’administration fiscale, contient 15 millions de données compilées depuis 2014 et existe en fait au début des années 2010. Elle avait été progressivement ouverte au grand public. Elle ne couvre pas l’Alsace, la Moselle et Mayotte.
Alors que les bilans dressés par les réseaux d’agences, les sites internet, les bilans des notaires et l’Insee étaient souvent limitées à leurs propres activités ou alors des estimations générales, celles-ci vont pouvoir se fonder sur une source de données plus complète mise à disposition de tout un chacun, mise à jour pratiquement en temps réel.

« Il ne faut pas craindre l’open data mais l’embrasser car elle constitue en fait une opportunité. Elle permettra, au contraire, aux acteurs du marché d’encore mieux accompagner les futurs vendeurs sur l’estimation fine de la valeur patrimoniale de leur bien et de montrer d’autant plus leur valeur ajoutée » analyse Bertrand Gstalder, président du groupe SeLoger, site sur lequel la base de données sera accessible. Ce dernier travaille depuis neuf mois sur le « machine learning » pour maintenir un algorithme permettant de simuler au plus précis l’estimation des prix des biens.

Démarche identique pour MeilleursAgents , qui va intégrer l’ensemble de ces données dans une toute nouvelle application mobile, application en réalité augmentée qui permettra de naviguer intuitivement sur l’ensemble du territoire français à la recherche de biens mobiliers vendus dans un périmètre donné.

Nul besoin de laisser ces données : un simple numéro fiscal suffit, alors que Patrim avait été conçue « dans le cadre d’une déclaration d’IFI ou de succession, d’un acte de donation ou d’une procédure administrative (contrôle fiscal, expropriation), de la vente ou l’acquisition potentielle d’un bien immobilier ou pour le calcul des aides personnelles au logement ». Le marché américain avait déjà ouvert la voie en 2005 avec Zillow, offrant un accès quasi-infini aux données de l’ensemble des marchés locaux; les agents immobiliers américains existent toujours et assurent toujours la transaction, mais offrent à présent un véritable package pour organiser le déménagement, les branchements…

La capacité d’estimer son bien est ainsi offerte aux consommateurs, leur donnant un sérieux avantage sur les agences immobilières. La création d’applications, pour permettre au quidam de mieux saisir les données brutes mises en ligne par Patrim, est déjà mise en route par le gouvernement.

L’open data, vue par certains comme une panacée et le gage d’une meilleure confiance sur les valeurs des transactions se retrouve ainsi sous les feux des projecteurs grâce à la loi Essoc (loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance) portée par le ministre de l’Action et des Comptes Publics Gérald Darmanin, qui a salué l’ouverte de Patrim. En tout cas, c’est un grand changement pour l’immobilier, considéré souvent comme trop opaque…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 22/05/2019

« L’entrepôt du futur »…

Longtemps, l’immobilier logistique est resté le pré carré de quelques « niche players », la plupart des investisseurs délaissant ce qu’ils considéraient comme de l’immobilier plutôt bas de gamme par rapport aux bureaux.

Avec en particulier l’essor du e-commerce, la situation a beaucoup évolué depuis (jusqu’à ce que l’immobilier logistique enregistre un record historique en terme de volume investi dans cette classe d’actifs l’an passé !) et c’est loin d’être fini comme on peut l’imaginer à la lecture d’une récente étude de JLL sur « l’entrepôt du futur ».

Le conseil estime, en effet, que « la redéfinition de l’entrepôt logistique se fait principalement à travers 9 éléments ». Et de citer :

  • « les technologies sans fil et la localisation en temps réel (afin de faciliter la gestion des stocks et de l’entrepôt, et de transmettre directement les données récoltées sur les tablettes et appareils mobiles des utilisateurs, grâce aux fréquences radio et sans fil) ;
  • des équipes hyper connectées (des capteurs, balises GPS et autres évolutions permettront de déployer, de contrôler et d’analyser plus rapidement les décisions logistiques, mais aussi de mieux utiliser les ressources disponibles) ;
  • un prélèvement toujours plus intelligent (« Voice picking » multilingue, robots spécialisés, réalité augmentée, autant d’éléments qui prendront en charge le déplacement des marchandises, sans pour autant remplacer complètement l’humain. Cette technologie « goods to man », qui laisse aux humains certains gestes plus complexes de tri et de prélèvement, permettra d’accroître la productivité tout en surmontant les barrières linguistiques et de compétences) ;
  • des hauteurs libres toujours plus importantes (dans le but de minimiser l’emprise foncière et d’optimiser l’utilisation des entrepôts. Des hauteurs allant jusqu’à 7 mètres dans les années 1990, contre 12 à 30 mètres aujourd’hui pour des automatisations verticales) ;
  • maintenance prédictive des entrepôts (grâce à l’analyse du big data et de l’IOT. Les nouvelles technologies permettront de se prémunir contre d’éventuelles pannes et, ainsi, de réduire la non-qualité et les coûts liés à l’improductivité) ;
  • une évolution vers le développement durable (avec la mise en place de procédés comme les panneaux solaires, l’éclairage à LED, les surfaces réfléchissantes et autres techniques innovantes, toutes positives pour l’environnement et pour les résultats financiers ou opérationnels) ;
  • un design centré sur l’humain (avec de nouvelles mesures comme des capteurs de qualité d’air ou encore des régulateurs de température. L’amélioration de l’environnement de travail, des équipements et de la santé des employés aide à réduire la rotation du personnel pour l’utilisateur et offre de nouvelles perspectives pour les propriétaires) ;
  • dans la logistique, la flexibilité est de rigueur (l’entrepôt à la demande permettra de donner plus de flexibilité à la chaîne logistique. Les utilisateurs auront accès à un réseau de distribution encore plus maillé sur le territoire) et
  • des sols super-plats aux pentes (pour assurer le bon fonctionnement des technologies robotisées et faciliter les flux entrants et sortants).

Décidément, on est effectivement bien loin de la simple boîte en bardage…

Portrait

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