Chargement

retour Accueil > Finance & Bourse > Actualités > Livret A: le gouvernement veut « garantir »...

Livret A: le gouvernement veut « garantir » un taux de 0,75 % pendant un ou deux ans

ActualitésFinance & Bourse

le 13 Sep 2017

Le gouvernement envisage de « garantir le maintien » du taux du livret A à son taux actuel de 0,75 % pendant un ou deux ans, car « logiquement il devrait être plus bas », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner sur CNews, suivi par le Premier ministre Edouard Philippe sur France 2.

« Nous travaillons à trouver une solution pour qu’il ne baisse pas » et pour « qu’on puisse garantir aux épargnants le maintien (…) à une échéance d’un an, de deux ans, à préciser (…) de ce 0,75 % », a affirmé Christophe Castaner.

Le Premier ministre a déclaré que « nous voulons faire en sorte que le taux du Livret A soit stable », « qu’il ne bouge pas pendant une période de temps. (…) Cela nous permet de mobiliser des financements » pour les organismes de logement social « et donc de baisser les loyers » pour ce type de logements.
Le livret A, le placement le plus répandu en France, dont les fonds servent essentiellement à financer la construction de logements HLM, est actuellement rémunéré à son taux le plus bas.
Selon le journal « L’Opinion », le gouvernement prévoit de bloquer la rémunération du livret A à son taux actuel pendant deux ans. (Avec AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement