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Le PTZ « reconduit de manière plus ciblée » en 2018

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le 13 Sep 2017

Le prêt à taux zéro (PTZ) sera reconduit l’an prochain, mais « de manière plus ciblée » sur les zones en déficit de logements, a affirmé le secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires.

« Le prêt à taux zéro, la loi dit qu’il va s’arrêter le 31 décembre 2017 », a rappelé Julien Denormandie sur RTL.
« On le reconduira de manière plus ciblée, c’est-à-dire pas de la même manière partout sur le territoire (…), là où il est le plus nécessaire pour les Français » c’est-à-dire « dans les zones tendues », où la demande de logements excède fortement l’offre, a-t-il poursuivi.
Principal outil de soutien public à l’accession sociale à la propriété, le PTZ a été distribué plus largement en 2016 : la majorité précédente a assoupli ses critères d’attribution, notamment en relevant les plafonds de revenus des ménages éligibles pour les aligner sur ceux du logement intermédiaire.
Quelque 120 000 ménages ont ainsi bénéficié d’un PTZ l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2015, pour un coût annuel d’environ 800 millions d’euros pour l’Etat.
Accordé aux ménages primo-accédants sous conditions de ressources, le PTZ a également été réintroduit dans l’immobilier ancien, sous conditions de travaux.
Cette aide publique a contribué à relancer la construction de logements neufs en France, depuis deux ans, tout comme l’avantage fiscal dit « Pinel », dans un contexte de taux de crédit immobilier historiquement bas qui soutient grandement le secteur.
Le « Pinel » est un énième dispositif (après le Scellier, le Duflot…) accordé aux particuliers qui achètent un logement afin de le louer, pour un coût de 360 millions d’euros par an pour les finances publiques.
Le gouvernement a repoussé au 22 septembre la présentation de sa « stratégie » pour le logement, l’un des trois secteurs, avec le transport et l’emploi, devant générer le plus d’économies au sein d’un projet de loi de Finances 2018 qui en prévoit, au total, 20 milliards d’euros.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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