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Realiz3d : une levée de fonds de 1,5 million d’euros avec Nexity et Archimage

ActualitésFinance & Bourse

le 13 Sep 2017

Realiz3d, société spécialisée dans la création de visites 3D immobilières sur internet, vient de conclure une levée de fonds de 1,5 million d’euros, notamment avec les groupes Nexity et Archimage.

« Nous sommes très heureux de la confiance que nous accordent Nexity et Archimage à travers cet investissement. Celui-ci correspond à notre volonté de nous adosser à des leaders du marché immobilier tout en gardant notre indépendance » précise le président de la société, Jean-Maxime Gil, persuadé que « la multiplication des partenariats avec des acteurs de l’immobilier nous permettra d’augmenter à brève échéance la valeur ajoutée et la compétitivité de nos logiciels. La présence de Nexity, Archimage et Bouygues Immobilier dans notre capital en est l’illustration ». En effet, Realiz3d avait déjà réalisé un premier tour de table de 500 000 euros en juin 2015 auprès de Bouygues Immobilier, Archimage et plusieurs « business angels ».

Les raisons de cette levée de fonds ? D’abord, renforcer son effort de recherche et développement. Le directeur général Arthur Peter précise que « la 3D est en train de révolutionner les usages dans l’immobilier. Elle ne peut se contenter d’être simplement contemplative comme les images ou les vidéos 3D. Elle doit être interactive et offrir de nouveaux services à forte valeur ajoutée à ses utilisateurs ». Et d’ajouter que deux nouveaux logiciels devraient voir le jour « dans les semaines à venir »…
Mais Realiz3d compte également utiliser une partie des fonds « pour renforcer son équipe commerciale et son marketing » : « nous avons quasiment doublé notre chiffre d’affaires tous les ans depuis notre création, avec une équipe commerciale réduite. Nous souhaitons, à travers l’accélération de notre démarche commerciale et marketing, nous imposer comme le leader de la 3D dans l’industrie immobilière, aussi bien dans le tertiaire que dans le logement » affirme Cédric Jutteau, également directeur général.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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