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Recadrage du PTZ : le Snal craint une nouvelle crise du secteur

ActualitésFinance & Bourse

le 14 Sep 2017

A l’occasion de l’interview donnée par Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires, sur RTL, le Snal s’alarme des effets préjudiciables qu’entraînerait un recadrage sur les seules zones tendues du Prêt à taux zéro (PTZ), à partir du 1er janvier 2018.

« Pourquoi justifier des aides au logement où les tensions du marché sont jugées les plus élevées et priver de cet avantage les populations en zones périurbaines ou rurales qui en ont tout autant besoin ? » s’étonne Pascale Poirot, présidente du Snal. « En effet, si les prix varient globalement à la baisse du centre vers la périphérie, le taux d’effort des ménages est, quant à lui, homogène sur l’ensemble du territoire : les ménages consacrent, en moyenne, un tiers de leur budget à leur logement » ajoute le Snal. Et sa présidente d’estimer qu’entre 50 000 et 70 000 ménages modestes seraient ainsi privés « d’une aide indispensable pour engager leur projet immobilier (…) C’est toute l’économie du secteur qui risque à nouveau d’être impactée. Nous n’avons pas envie de revivre la crise dont nous venons à peine de sortir. Il est encore temps de l’éviter »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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