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Taxe d’habitation en maison de retraite : une « discussion » lancée sur les prix de journée

ActualitésFinance & Bourse

le 12 Oct 2017

L’exécutif va ouvrir une « discussion » avec les Ehpad pour discuter d’une possible baisse des prix de journée pour la minorité de résidents retraités qui ne paient pas la taxe d’habitation, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe.

Interrogé par un internaute sur cette question lors d’un échange en direct sur Facebook, le Premier ministre a souligné qu’environ « 10 à 15 % » des résidents de maisons de retraite seraient concernés, afin de compenser les effets de la hausse de la CSG en 2018.
Parmi les résidents de maisons de retraite, « 60 % ne seront pas affectés » par la hausse de la CSG, « donc ce n’est pas la peine de poser la question s’agissant de l’augmentation de la CSG, il ne la verront pas », a-t-il fait valoir.
Dans les 40 % restants, « il y aura un certain nombre d’entre eux qui seront concernés par la baisse et la disparition de la taxe d’habitation », a-t-il souligné : ceux qui ont conservé un logement à l’extérieur ou qui paient une taxe d’habitation dans leur maison de retraite, ce qui « dépend du statut de l’Ehpad ».
« Pour les autres, qui représentent entre 10 et 15 % des personnes résidant dans les Ehpad, il y aura une discussion avec les Ehpad pour voir dans quelle mesure on pourra prendre les mesures pour la diminution du prix de journée », a indiqué Edouard Philippe, sans plus de précisions.
Cette « discussion » aura lieu entre les ministres Gérald Darmanin (Budget) et Agnès Buzyn (Santé) « et toute une série de représentants de ces établissements d’accueil ».
« On mènera cette discussion. Notre objectif est clair : faire en sorte d’avoir une politique conforme à ce qu’on a indiqué, à savoir une augmentation du pouvoir d’achat des actifs tout en préservant la situation des plus fragiles ».
Près de 60 % de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés en 2018 par une hausse de la CSG qui entraînera, selon les syndicats, une perte de 408 euros par an pour ceux qui reçoivent 2 000 euros par mois.
Cette mesure a suscité des manifestations de retraités, d’autant que certains qui vivent en maisons de retraite ne bénéficieront pas de la baisse annoncée de la taxe d’habitation. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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