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Transition Energétique : le label TEEC désormais ouvert aux OPCI et SCPI

ActualitésGreen & Innovations

le 12 Juin 2018

Le label Transition Energétique et Ecologique pour le Climat (TEEC), un label public destiné aux investissements privés de l’économie verte, est désormais ouvert aux organismes de placement collectif immobilier (OPCI) et aux sociétés civiles de placement immobilier (SPCI).

Lancé dans la dynamique de la COP21 en décembre 2015 et « élaboré pour mobiliser une partie de l’épargne au bénéfice de la lutte contre le changement climatique », l’extension de ce label TEEC aux OPCI et SCPI « permettra la labellisation et la création de nouveaux fonds verts dédiés à l’immobilier, acteur incontournable de la transition écologique et solidaire » explique le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Tout OPCI et SCPI peut adresser sa candidature à l’un des trois organismes labellisateurs habilités à délivrer le label TEEC : Afnor Certification, EY et Novethic. Pour cela, les fonds « devront ainsi répondre à un niveau d’exigence élevé quant à la qualité « verte » de leurs bâtiments. Plusieurs critères sont requis, notamment : une certification ou un label environnemental ; une analyse en cycle de vie ; un label énergétique s’appuyant sur la réalisation d’une étude thermique dont les performances énergétiques sont supérieures aux normes locales » ajoute le ministère, qui publie une notice explicative de ce label.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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