Chargement

retour Accueil > Logement > Actualités > Ventes de HLM : Julien Denormandie relativise les...

Ventes de HLM : Julien Denormandie relativise les objectifs du gouvernement

ActualitésLogement

le 13 Juin 2018

La vente de HLM n’est pas une « doctrine » du gouvernement, a assuré Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires, relativisant les objectifs affichés par l’exécutif en la matière.

« La vente des logements (sociaux), ce n’est pas une doctrine » a déclaré Julien Denormandie devant la commission des Affaires économiques du Sénat. « Vous avez des territoires où faire de la vente de logement social, c’est très bien ; vous avez d’autres territoires où faire de la vente de logement social ne fait pas sens »…

Il s’exprimait au lendemain de l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de loi Elan. Celui-ci compte notamment des mesures destinées à encourager la vente de logements sociaux, en priorité à leurs occupants, mais aussi éventuellement à des organismes privés. Le gouvernement s’est fixé l’objectif d’atteindre 40 000 ventes par an, contre 8 000 actuellement, mais le ministre a insisté sur le caractère purement indicatif de ce chiffre. « C’est un objectif qui ne figure nulle part » dans le texte de loi, a-t-il déclaré. « Ce n’est en aucun cas une obligation quelconque ». « Nous donnons des outils aux différents bailleurs ou collectivités pour qu’ils s’en saisissent; on ne leur impose en rien (…) une quelconque obligation de vente ou un quelconque volume de ventes » a-t-il ajouté.

Lors des débats à l’Assemblée sur le projet de texte, qui doit maintenant être examiné par le Sénat, l’opposition de gauche s’est inquiétée du risque supposé de « ségrégation sociale » en cas de cession de logements sociaux à des bailleurs privés. « Quand bien même on atteindrait 40 000 logements, on parlerait là de moins de 1 % du parc, on est vraiment dans un tout petit flux » a minimisé Julien Denormandie. Le secrétaire d’Etat a néanmoins reconnu un « trou dans la raquette » du projet de loi : selon lui, il ne garantit pas, en l’état, que l’organisme vendeur réinvestisse l’argent gagné sur le même territoire que les logements cédés. « L’argent (…) doit être réinvesti pour construire d’autres logements sociaux », a-t-il insisté, promettant de réexaminer le sujet. (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

Chargement