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Bertrand Lapostolet, directeur général du fonds de dotation SoliNergy

ParcoursGreen & Innovations

le 20 Fév 2017

Bertrand Lapostolet, 49 ans, rejoint le groupe Effy pour prendre la direction générale du fonds de dotation SoliNergy, créé en 2009 et chargé d’accompagner les personnes en situation de précarité énergétique pour réduire leur facture énergétique. Il aura notamment pour missions le développement du fonds et le déploiement de Mage, ainsi que la promotion des enjeux sociaux de la transition énergétique par le groupe Effy.

Titulaire d’un DEA de Sociologie et diplômé en Sciences Politiques (Lyon),  Bertrand Lapostolet s’engage, dès 1990, à l’Alpil, avant d’animer, de 2003 à 2008, le Plan départemental d’actions pour le logement des personnes défavorisées de la Loire, où il gère le fonds de solidarité logement. Il rejoint, en 2008, la Fondation Abbé Pierre en tant que responsable du programme Toits d’Abord ; il y co-signera le rapport Pelletier « Précarité énergétique » du Plan Bâtiment Durable, siégeant à l’Observatoire national de la précarité énergétique et au Débat national sur la transition énergétique.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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