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Eve Nogues responsable des partenariats et distribution externe de Sofidy

ParcoursFinance & Bourse

le 09 Juin 2016

Eve Nogues est nommée responsable des partenariats et distribution externe de la société de gestion de fonds immobiliers Sofidy. Rapportant à Nicolas Van Den Hende, directeur de l’épargne, elle sera chargée, au côté de Christian Cacciuttolo de développer et d’animer les partenariats de Sofidy avec les réseaux de CGPI, de banques privées, family offices et de compagnies d’assurance-vie. Elle organisera aussi les réunions d’information sur la gamme de produits (SCPI, OCPI, OPCVM) de Sofidy.

Eve Nogues, diplômée d’un Bachelor of Business Administration et d’un MBA option Financial Banking de la Schiller International University de Paris, a commencé sa carrière en 1991 au marketing financier du groupe Nestlé. En 1995, elle devient conseiller en gestion de patrimoine au sein de CGNU (Aviva) puis de Deutsche Bank S.A. En 2000, Eve Nogues rejoint CPR-AM (Crédit Agricole) comme responsable commerciale auprès des CGPI, avant d’être recrutée par Banque Leonardo en 2006 où elle occupe le poste de responsable de la distribution externe. En 2009, elle intègre EFG AM France au même poste jusqu’en 2013, avant de rejoindre ACG Management au poste de responsable des relations prescripteurs en 2014.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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