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Le choix Immoweek : la résidence d’artistes d’Icade à Aubervilliers

ActualitésTerritoires

le 20 Avr 2017

Ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + » est publié le jour même de l’inauguration de ce concept innovant de la part d’Icade : une résidence d’artistes certes, mais nomade ! Installée à Aubervilliers (93) pour sa première mouture, elle déménagera dans 7 mois dans une autre partie de l’Ile-de-France. Petit zoom sur ce nouveau projet…

Au commencement était l’IcadeStore d’Aubervilliers, qui combinait espace culturel, bureau de vente et showroom : les résidents, les collectivités et le public ne seront plus les seuls à y avoir accès, mais également les artistes, qui y sont accueillis à partir du 20 avril.

Pour faire acte de candidature, une inscription sur icade-art.com suffit, que l’on soit étudiant en école d’art ou artiste professionnel, sans limite d’âge, résidant en France, de toutes disciplines, de tous supports ; si on s’inspire des thèmes de l’urbanisme et de l’environnement et que l’on est sélectionné par le jury composé d’experts du monde de l’art et de représentants d’Icade, la résidence est assurée pour sept mois.

L’artiste qui a installé une première oeuvre d’art dans la résidence est Samuel Boutruche, du duo Kolkoz, qui a exposé au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, à la Fondation Ricard, au Palais de Tokyo, à la Galerie Perrotin, à Miami, à Mexico et à Berlin. Son travail a été acquis par le Centre Pompidou ou la collection Jumex de Mexico City. Il créera « Mégalith », une sculpture modulaire, que l’on peut assembler à l’infini.

Les quatre premiers artistes résidents sont Jessica Boubetra, sculptrice française ; Pier Strockholm, artiste péruvien ; Joël Degbo, peintre et vidéaste français ; Marie Ouazzani et Nicolas Carrier, vidéastes français.

Le jury 2017 est composé par Samuel Boutruche ; Ingrid Brochard, fondatrice du MuMo (musée mobile) ; Tatyana Franck, directrice du musée de l’Elysée, à Lausanne ; Alexandre Labasse, directeur général du Pavillon de l’Arsenal ; Frank Nass, directeur territorial Ile-de-France Icade Promotion ; Martine Seror, conseil à l’acquisition d’oeuvres d’art contemporain ; Maurice Sissoko, membre du comité exécutif d’Icade et directeur général d’Icade Promotion et Anissa Touati, commissaire d’exposition.

L’idée principale d’Icade, avec ces résidences changeantes, est de stimuler l’inspiration tout autant que les usages de la ville. « Le regard de l’artiste questionne et complète celui du professionnel de l’immobilier. Il l’enrichit, le met en perspective, lui apporte un supplément d’âme. C’est pourquoi Icade met en œuvre un soutien actif, concret en rapport direct avec ses clients, partenaires et collaborateurs. Plusieurs expositions ont déjà été organisées à l’IcadeStore Paris-Aubervilliers, lui-même lieu innovant de rencontre, ouvert et fluide, destiné à créer la découverte et l’émerveillement » présente Icade.

Des journées portes ouvertes devraient être organisées pour le grand public fin octobre 2017, en guide de visite de clôture…

hangar_megalith_bis

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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