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Le « Hacking de l’Hôtel de Ville » a réuni 1 162 start-ups autour de Paris 2024

ActualitésTerritoires

le 20 Mar 2017

La candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024 favorise toujours autant l’innovation : 1 162 start-ups étaient réunies lors de la troisième édition du « Hacking de l’Hôtel de Ville », soit près de 4 000 participants, de 70 nationalités, autour de l’innovation sportive.

Portée par Paris&Co, ce « hackathon » réunissait notamment Clément Alteresco, de Bureaux A Partager, Sabine Parnigi-Delefosse, de la Caisse des Dépôts, ou l’adjoint à la maire de Paris Jean-Louis Missika.

Les Jeux ont lieu dans 7 ans, une éternité à l’échelle d’une startup et un temps relativement court pour une collectivité. C’est là que réside le défi à relever : mobiliser dès à présent l’écosystème de l’innovation pour réaliser de grands projets urbains innovants, durables et inclusifs. Nous devons réinventer les Jeux pour qu’une fois révolu le temps de la compétition et de la célébration, ils laissent derrière eux un héritage dont les Parisiennes et les Parisiens pourront se saisir. Grâce au Hacking, le mouvement est désormais lancé : Paris 2024 sera le laboratoire de l’innovation française.

Jean-Louis Missika, adjoint en charge de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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