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Le Cese recommande de faire plus de place à la nature en ville

ActualitésGreen & Innovations

le 11 Juil 2018

Les politiques de la ville doivent mieux prendre en compte la préservation de la biodiversité, estime le Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese), qui présente 22 préconisations en ce sens.

Pour le Cese, dont les avis sont consultatifs, une des priorités est d’inscrire la défense de la biodiversité « dans l’article un de la Constitution ». Dans le cadre de la révision de la Constitution, il est prévu d’inscrire dans l’article 1er la France « agit pour la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques ».

Une autre priorité est de prendre la biodiversité « en compte de façon transversale dans l’ensemble des politiques publiques applicables à la ville (aménagement, logement, transport, santé, agriculture…) », poursuit le Cese. « Il faut faire de la biodiversité un enjeu majeur », explique la rapporteure de cet avis, Annabelle Jaeger, d’autant que « la demande sociale est très forte » pour donner une plus grande place à la nature en ville. « C’est une partie de la réponse au changement climatique et à la lutte contre l’érosion de la biodiversité », tout en étant bénéfique pour la santé, rappelle Annabelle Jaeger.

Les préconisations du Cese mettent l’accent sur la nécessité d' »intégrer les milieux naturels comme éléments structurants de l’aménagement urbain », avec un objectif d’environ « 30 % d’espaces végétalisés de pleine terre » et des mesures compensatrices en cas de « destruction d’éléments naturels en milieu urbain ». Aujourd’hui, quand un espace est disponible en ville, « souvent la question ne se pose pas entre faire du logement ou faire de la nature, on fait du logement » constate la rapporteure. « J’aimerais que systématiquement on se pose la question de comment faire les deux ». Le Cese recommande également de lutter contre l’artificialisation des sols ou encore de favoriser les initiatives pour « reconnecter avec la nature une population majoritairement urbaine ». (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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