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Le choix Immoweek : « Architecture de la transformation » dévoile ses cinq lauréats

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le 16 Mai 2018

©Elena-Saharova

La Caisse des Dépôts (CDC) et l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) ont dévoilé les cinq lauréats de la deuxième édition de leur concours « Architecture de la transformation », ouvert à tous les bailleurs sociaux. Un appel à projets qui « vise à faire émerger de nouvelles réponses architecturales, techniques et organisationnelles au service du logement social et intermédiaire ». Une telle initiative mérite un « choix Immoweek », celui du « + » de ce mercredi 16 mai.

Lancé lors du Congrès HLM 2017 à Strasbourg, la deuxième édition de cet appel à projets compte cinq lauréats : Le Col, Nantes Métropole Habitat, l’OPH Firminy, Plurial Novilia et SIA Habitat. Cette édition avait mis l’accent sur « la prise en compte de l’ancrage territorial du logement social et son impact sur l’écosystème local ». Selon les deux organisateurs, « les solutions proposées par les candidats illustrent la variété des champs d’intervention du logement social : production locale d’énergie, requalification des espaces pour créer de nouveaux usages en s’appuyant sur les filières locales de construction et de matériaux, développement et appropriation de l’impression 3D en interrogeant son impact sur la conception architecturale et sur l’environnement, réhabilitation de sites patrimoniaux en encourageant l’agriculture urbaine et l’économie sociale et solidaire, méthodes de co-conception à différentes échelles, allant du bâtiment jusqu’au quartier ».

Voici les problématiques proposées par chacun des lauréats :

  1. Le Col (lieu du projet : Haux, Nouvelle Aquitaine) : « comment revitaliser un centre-bourg en zone rurale par une méthodologie d’aménagement d’un hameau fondée sur la co-construction avec les habitants, les riverains, les élus, les acteurs économiques, associatifs, futurs habitants et utilisateurs de cet espace ? ».
  2. Nantes Métropole Habitat (lieu du projet : Nantes, Pays-de-la Loire) : « comment utiliser l’énergie solaire, diminuer les charges locatives et créer de nouveaux usages en installant des serres sur les toits de bâtiments existants ? ».
  3. OPH Firminy (lieu du projet : Firminy, Auvergne-Rhône-Alpes) : « comment retrouver de l’attractivité, créer de nouveaux espaces et de nouveaux usages, diminuer les charges des locataires et réduire la vacance par une requalification innovante en s’appuyant notamment sur des démarches d’auto-réhabilitations accompagnées et le recours aux ressources locales ? ».
  4. Plurial Novilia (lieu du projet : Reims, Grand Est) : « comment faire évoluer la technologie de l’impression 3D béton en la faisant passer du stade expérimental actuel à un stade opérationnel et reproductible, créatrice de valeur pour les entreprises locales, les habitants et le développement du territoire ? ».
  5. SIA Habitat (lieu du projet : Raismes, Hauts-de-France) : »comment transformer une ancienne cité minière classée au patrimoine de l’Unesco en un lieu attractif, moderne et porteur d’avenir pour ses habitants ? ».

Ces cinq projets ont d’abord été distingués par un jury pluridisciplinaire en février dernier. Il ont pu, par la suite, approfondir leur projet lors du Hack’Archi, un atelier d’innovation ouverte, mobilisant autour d’eux 70 étudiants. Associés à leur équipe pluridisciplinaire, ils entreront en incubation à la fin du mois de mai. « Pendant 9 mois, ils testeront leurs solutions en vue de les intégrer à leur projet – de construction ou de rénovation – et de valider les modalités de leur généralisation. Elles bénéficieront d’un accompagnement en expertise et du soutien financier de la Caisse des Dépôts, de l’USH et des partenaires contributeurs, ainsi que des partenaires institutionnels et experts ».

A noter qu’un prix spécial a été décerné à la SHLMR (Saint-Denis, La Réunion), qui bénéficiera d’un suivi dédié, en dehors du dispositif d’incubation. Sa problématique ? « Comment réduire les charges des habitants par la co-conception de démarches participatives autour des thèmes de la maitrise de l’énergie et du développement durable, en utilisant les dynamiques locales ? ».

Immoweek a hâte de découvrir les idées et innovations qui seront proposées, notamment dans la perspective des prochains « Trophées Logement et Territoires »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Catherine Bocquet

le 17/10/2018

Vers un Grand Paris de la mixité

Le Grand Paris sera mixte (dans les usages) et vert (dans sa forme) : c’est la démonstration que fait le conseil JLL dans son étude « Le Grand Paris by JLL ». Une démonstration qui s’appuie sur les résultats des diverses consultations lancées tout récemment par les collectivités locales (Réinventer Paris 1 et 2, Inventons la Métropole du Grand Paris 1 et 2).

Ainsi, au regard des projets lauréats, le conseil montre que près de la moitié d’entre eux possèdent la particularité d’être « mixtes », soit des bâtiments qui prévoient plusieurs usages, plusieurs activités et peut-être même plusieurs vies.  Il s’agit ici des opérations qui mêleront logements, espaces de travail partagées, mais aussi hôtels ou espaces évènementiels. Mais le Grand Paris de demain, ce seront aussi des immeubles ouverts comme et sur un quartier : « l’immeuble s’intègre désormais pleinement au tissu urbain local et est conçu de manière à avoir un effet positif sur son environnement ». Et JLL de citer l’exemple de « Morland Mixité Capitale », face à l’Institut du Monde Arabe, qu’une rue traversera, permettant un passage des rues intérieures du Marais à la Seine. Un projet qui prévoit aussi l’ouverture au public des étages supérieurs du bâtiment central. Mais le Grand Paris sera aussi très « vert » puisque « 75 % des projets comportent un volet végétal majeur » relève l’étude, qui souligne que « l’implantation de végétaux sur les bâtiments, notamment sur les toits ou façades, participe au retour d’espaces naturels en ville sans utiliser de foncier supplémentaire ». Façades vertes, mais aussi jardins sur les toits, potagers partagés sont inscrits au programme, témoignage d’une demande de retour aux sources d’une population parisienne issue souvent de cette province qu’on doit parait-il désormais appeler « régions ». De nouvelles manières de concevoir la ville, les lieux de travail, les manières d’habiter se dessinent et c’est tant mieux. Ce sera d’ailleurs l’un des sujets de nos prochains « Trophées Logement et Territoires », le 14 novembre prochain. Rendez-vous pour en débattre !

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