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Le choix Immoweek : à Bordeaux, la construction d’« Hypérion », plus haute tour résidentielle de France en bois, est lancée

ActualitésGreen & Innovations

le 25 Avr 2019

Annoncé en 2016, ce projet d’exception méritait d’être un « immeuble de la semaine » : Eiffage Immobilier lance la construction d’« Hypérion », un ensemble mixte qui comptera deux bâtiments de 176 logements, un immeuble de 5 000 m2 de bureaux et de commerces et surtout « Hypérion » elle-même, une tour en structure de bois de 17 étages, comprenant 6 000 m2 de logements. Elle sera, du haut de ses 57 mètres, la structure en bois la plus haute de France…

Fruit des travaux de Jean-Paul Viguier et Associés, le projet porté par un groupement réunissant notamment Eiffage Immobilier et Woodeum a été désigné lauréat de l’appel à projets de l’EPA Bordeaux Euratlantique en 2016. « Hypérion » est reconnu par l’Etat « Démonstrateur industriel de ville durable » et bénéficie à ce titre du programme d’investissement d’avenir PIA, opéré par l’Ademe.

Eiffage Immobilier assure la promotion de l’ensemble de l’opération et Eiffage Construction la réalisation. Foncière Inéa a acquis en Vefa les bureaux, tandis que les bailleurs sociaux Clairsienne (Groupe 3F) et Immobilière Atlantique Aménagement achèteront 62 logements. Les 114 logements restants, dont 38 sont réservés à l’accession sociale à la propriété, seront commercialisés au détail.

Le chantier a débuté par la mise en place des fondations sur lesquelles sera construit un socle en béton de trois niveaux, commun aux bâtiments de logements et réservé aux espaces commerces et parking. A l’achèvement du noyau en béton de la tour, prévu en novembre 2019, la construction bois composée de poteaux et poutres en bois lamellé collé et de planchers CLT débutera. Dans le même temps, le montage d’un échafaudage permettra la mise en œuvre des façades ossature bois « Hypermob », complétées par la pose de balcons en console. La tour Hypérion rassemblera près de 1 500 pièces de bois assemblées sur site en cinq mois, réalisée grâce à une conception en BIM. La tour est labellisée « Bbio » -20 % et « Bâtiment Bas Carbone » (BBCA), tandis que l’ensemble des logements est certifié NF Habitat HQE 9*.
La livraison des bâtiments est prévue pour les bureaux en septembre 2020, suivie des logements béton en janvier 2021 pour se terminer par la tour bois Hypérion en mai 2021…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/05/2019

Belfort : le lion fait crinière neuve

A l’heure de Notre-Dame de Paris et du Loto du Patrimoine, d’autres monuments bénéficient d’une remise à neuf, en l’occurrence d’un nettoyage décennal. C’est le cas du Lion de Belfort, l’autre grande oeuvre d’Auguste Bartholdi, père de la Statue de la Liberté. Erigé dans le chef-lieu du Territoire de Belfort, le monument dédié à la guerre franco-prussienne va voir le rose de son grès ravivé après un court chantier.

Construit de 1875 à 1880 et voulu pour commémorer le siège héroïque de la ville de Belfort mené pendant 103 jours par le colonel Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870-1871, le Lion de grès rose des Vosges, adossé au château de Belfort, est représenté couché, prêt à bondir, du haut de ses 11 mètres et de 22 mètres de long, tournant le dos à la frontière allemande, mais tenant dans ses griffes une flèche en direction du Rhin… Belfort étant, jusqu’en 1918, la seule ville d’Alsace restée sous contrôle français, un symbole fort était recherché. Monument historique depuis 1931, le Lion de Belfort a sa réplique, en cuivre martelé, place Denfert-Rochereau, dans le 14ème arrondissement de Paris. Une autre copie est installée à Montréal.

L’opération de réfection, estimée à 41 000 euros, voit un échafaudage recouvrir la sculpture sans peser sur elle. Le nettoyage est très méticuleux et doit aussi voir la réparation de joints abîmés. Avec les intempéries et la pollution, des mousses et du lichen se sont déposés sur la pierre et ont noirci progressivement le grès rose. Le Lion doit subir un nettoyage tous les dix ans environ, le dernier remontant à 2010, qui répond à un cahier des charges précis établi par la Direction régionale des affaires culturelles et des monuments historiques (Drac). La pression utilisée pour la pulvérisation des produits de nettoyage et de protection de la pierre est ajustée pour préserver son intégrité.

Normalement, le Lion de Belfort doit se présenter dans sa splendeur retrouvée à temps pour le Festival international de musique universitaire, prévu du 6 au 10 juin, et pour le départ de la 7ème étape du Tour de France (Belfort-Châlon-sur-Saône), le 12 juillet.
Le patrimoine historique n’est pas négligé en France…

Portrait

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