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Le choix Immoweek : Paris Expo Porte de Versailles s’offre la plus grande ferme urbaine du monde

ActualitésGreen & Innovations

le 18 Avr 2019

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », prenons un peu de hauteur et de verdure, puisqu’à l’heure du développement de l’agriculture urbaine, la plus grande ferme urbaine du monde sera visible dès le printemps 2020 et dans un des lieux les plus fréquentés de Paris : en effet, Viparis, filiale d’Unibail-Rodamco-Westfield et de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, met la dernière main à un havre de biodiversité de 14 000 m2 sur le toit du futur Pavillon 6 de Paris Expo Porte de Versailles…

Développée par les experts en agriculture urbaine Agripolis et Cultures en Ville, la ferme urbaine toit-terrasse utilisera des nutriments issus de l’agriculture biologique et la culture des produits de qualité dans le respect des cycles de la nature. Une vingtaine de jardins maraîchers produiront plus de mille fruits et légumes de saison par jour, avec une trentaine de variétés de plantes différentes. La ferme proposera des visites pédagogiques, ateliers de « teambuilding » pour les entreprises, et une location de potagers pour les habitants des communautés voisines. Un bar-restaurant sous l’enseigne Le Perchoir ouvrira sur la terrasse panoramique du Pavillon 6, proposant des produits issus de la ferme urbaine.
Cette innovation prend place dans un contexte plus vaste de rénovation entrepris en 2015 par Viparis : le parc d’exposition emblématique de Paris va, en effet, voir ses huit pavillons totalement repensés sous le signe du développement durable, avec une nouvelle zone de réception, le réaménagement de l’esplanade centrale et l’inauguration du Paris Convention Centre, qui sera parmi les plus grands sites de conférence d’Europe.
Vous pourrez découvrir du vert à l’entrée de Paris dès le printemps 2020…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/05/2019

Belfort : le lion fait crinière neuve

A l’heure de Notre-Dame de Paris et du Loto du Patrimoine, d’autres monuments bénéficient d’une remise à neuf, en l’occurrence d’un nettoyage décennal. C’est le cas du Lion de Belfort, l’autre grande oeuvre d’Auguste Bartholdi, père de la Statue de la Liberté. Erigé dans le chef-lieu du Territoire de Belfort, le monument dédié à la guerre franco-prussienne va voir le rose de son grès ravivé après un court chantier.

Construit de 1875 à 1880 et voulu pour commémorer le siège héroïque de la ville de Belfort mené pendant 103 jours par le colonel Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870-1871, le Lion de grès rose des Vosges, adossé au château de Belfort, est représenté couché, prêt à bondir, du haut de ses 11 mètres et de 22 mètres de long, tournant le dos à la frontière allemande, mais tenant dans ses griffes une flèche en direction du Rhin… Belfort étant, jusqu’en 1918, la seule ville d’Alsace restée sous contrôle français, un symbole fort était recherché. Monument historique depuis 1931, le Lion de Belfort a sa réplique, en cuivre martelé, place Denfert-Rochereau, dans le 14ème arrondissement de Paris. Une autre copie est installée à Montréal.

L’opération de réfection, estimée à 41 000 euros, voit un échafaudage recouvrir la sculpture sans peser sur elle. Le nettoyage est très méticuleux et doit aussi voir la réparation de joints abîmés. Avec les intempéries et la pollution, des mousses et du lichen se sont déposés sur la pierre et ont noirci progressivement le grès rose. Le Lion doit subir un nettoyage tous les dix ans environ, le dernier remontant à 2010, qui répond à un cahier des charges précis établi par la Direction régionale des affaires culturelles et des monuments historiques (Drac). La pression utilisée pour la pulvérisation des produits de nettoyage et de protection de la pierre est ajustée pour préserver son intégrité.

Normalement, le Lion de Belfort doit se présenter dans sa splendeur retrouvée à temps pour le Festival international de musique universitaire, prévu du 6 au 10 juin, et pour le départ de la 7ème étape du Tour de France (Belfort-Châlon-sur-Saône), le 12 juillet.
Le patrimoine historique n’est pas négligé en France…

Portrait

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