Chargement

retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Les Pays-Bas vont construire leurs premières...

Les Pays-Bas vont construire leurs premières maisons imprimées en 3D

ActualitésGreen & Innovations

le 11 Juil 2018

Aux Pays-Bas, un nouveau projet initié par la mairie d’Eindhoven va permettre de créer un complexe immobilier composé de cinq maisons construites à l’aide d’imprimantes 3D, l’une des premières innovations du genre dans le monde.

« Ce n’est que le commencement. Il s’agit d’une technologie révolutionnaire, d’une nouvelle manière de construire qui va se développer avec le temps » explique Rudy van Gurp, l’un des managers du projet « Milestone ».

L’initiative est portée par un partenariat entre la municipalité, l’université d’Eindhoven, ainsi que plusieurs sociétés de construction. Bien que cette technique soit déjà répandue dans le monde, les maisons imprimées en 3D ne sont généralement pas destinées à l’habitation. Il s’agit d’une première aux Pays-Bas, puisque les maisons de ce nouveau complexe seront louées.

Une centaine de locataires potentiels ont déjà exprimé leur intérêt. Le loyer mensuel oscillera entre 900 et 1 200 euros, ce qui correspond au prix moyen des locations aux Pays-Bas pour ces superficies. Le complexe sera composé de cinq maisons de tailles différentes, dont la construction est financée par des investisseurs privés. La première, avec trois chambres, devrait être prête aux alentours de juin 2019. Chaque habitation nécessite entre six mois et un an de travaux. Le projet dans sa totalité sera, lui, fini d’ici trois à cinq ans.

L’un des avantages principaux de l’impression en 3D est qu’elle permet d’imaginer un style très libre. « Tout est possible, nous pouvons parfaitement adapter le design à l’environnement » affirme Rudy van Gurp. Mais l’initiative est aussi motivée par un autre problème: la pénurie croissante d’artisans aux Pays-Bas.
« D’ici quelques années, nous n’aurons plus assez d’artisans comme les maçons, par exemple. En introduisant la robotisation dans l’industrie de la construction, nous pourrons rendre les maisons plus abordables dans le futur », estime Rudy van Gurp. Bien que cette technique reste, pour l’instant, plus chère que les méthodes traditionnelles, les prix devraient baisser au fur et à mesure que la technologie des imprimantes 3D se développe, souligne-t-il.

En plus de s’inscrire dans la modernité, les habitations imprimées en 3D présentent également des avantages pour l’environnement, notent les autorités d’Eindhoven. « C’est plus durable d’un point de vue écologique puisque les matériaux (principalement du béton, ndlr) peuvent être réutilisés » explique Yasin Torunoglu, adjoint au maire de la ville. « C’est aussi plus rapide que la méthode traditionnelle. »

En France, une innovation similaire a été finalisée il y a quelques jours. Une maison imprimée en 3D par l’université de Nantes est maintenant utilisée comme logement social. La famille qui y habite est la première à avoir emménagé dans une maison de la sorte. Pour les partenaires du projet, cette technologie pourrait marquer le début d’une révolution dans le secteur de la construction.

En octobre 2017, les Pays-Bas avaient inauguré le premier pont imprimé en 3D au monde. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

Chargement