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Paris Saclay fait de l’oeil aux investisseurs internationaux

ActualitésTerritoires

le 23 Oct 2017

L’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay, avec la collaboration de ses partenaires – les communautés d’agglomération de Paris-Saclay, Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles Grand Parc, l’association Paris-Région Entreprises et la Région Ile-de-France -, lance le portail internet Paris-Saclay Business.

Accessible depuis ce lien, ce portail s’adresse aux investisseurs étrangers « afin de leur présenter les atouts du territoire de Paris-Saclay comme terre d’accueil des investissements dans l’innovation ».

Cette « boîte à outils » propose des chiffres clés sur le territoire, des « informations sur les grandes filières stratégiques », des témoignages, l’agenda des événements et, surtout, un « module immobilier permettant de trouver rapidement, selon la nature du projet d’implantation, des bureaux commerciaux ou locaux à usage mixte dans les principaux pôles économiques de Paris-Saclay ».

« Ce site Internet illustre parfaitement notre devise « Paris-Saclay : innovation playground ». Il met en avant ceux qui font l’innovation à Paris-Saclay, donne les informations-clés aux décideurs, propose surtout de venir à la rencontre du territoire et de tous ceux qui y jouent l’open innovation. Nous espérons susciter de nombreux projets d’investissement avec ce premier outil à destination des investisseurs étrangers » souligne Philippe Van de Maele, directeur général de l’EPA Paris-Saclay.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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